‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 123 sur 231 · M>HSED MES AA UNE · texte numérisé non relu

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grotte, et les curieux affluërent, pou

voir. Le sous-préfet Li s'inquiéta de c mouvement. ll vint en personne, ins pecta la caverne, et en fit murer l'en trée.

Voyez Introduction VI.

À Häng-tcheou (Tchée-kiang}), ut certain Mà-koanlan, faisait une offrar de à la porte de sa maison, quatre foi:

par an. Je sais bien que, au temps ja:

dis, la porte était comptée et honorét parmi les Penates; mais il y a longtemps que cet usage s’est complétement perdu. Je demandai donc à Monsieur Mà, pourquoi lui seul s'y conformañ encore. À cause du fait suivant, arrivé chez nous, me répondit-il. — Nous avions un esclave, nommé Tch'énn, qui sortait parfois en cachette le soir pour s'enivrer. Une nuit j'entendis du bruit devant la porte. Je regardai, et vis l'esclave ivre étendu par terre. Je le fis ramasser. 一 Îl dit: En rentrant de mon escapade, je trouvai à la porte un homme et une femme. Tous deux étaient décapités, et tenaient leur tête à la main. Je suis ta belle-sœur, me dit la femme. Quand ton frère, mon mari, m'a surprise en adultère et m’a tuée, pourquoi has-tu aidé? Lui avait le droë de me faire mourir, mais toi tu nb l'avais pas. Or, comme il s'attendrissait, c'est toi qui l'as excité; comme fl faiblissait, c'est toi qui m'as égorgée.

Voici du temps, que nous te guettons, mon amant et moi, pour nous venger.

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Les génies tutélaires de la porte nous ont toujours empêchés d'entrer. Cette fois nous t'avons pris dehors, et nous te tenons enfin!.. Ce disant, elle me cracha au visage, tandis que son amant me donnait un coup de tête. Je tombai.

Ils disparurent quand ils vous entendirent venir à mon secours. J'ai vraiment commis cette faute dans ma jeunesse. — Porté sur son lit, le Tch'énn expira presque aussitôt. 一 Depuis lors, me dit Monsieur Mà, je fais régulièrement des offrandes aux génies protecteurs de ma porte, qui gardent si bien ma maison contre les koëi malfaisants.

L'auteur qui parle dans ce récit, écrivait à la fin du dix-huitième siècle. — Voyez Introduetion VII. 一 Culte des Pénates, voyez TP page 74. — Depuis la dynastie T'dng, on honore, comme génies tutélaires des portes,

deux officiers de l'empereur T’di-{soung, Utch'eukoung et Ts'inn-k'ioung.

Eu 1556, Monsieur Sû-ichenn de Hôu-tcheou-fou ( Tchée-kiang), faisait ses ablutions, au soir d’une très chaude journée. La lune ne donnait qu'une faible lumière. 11 lui sembla qu'un souffle entrait par la fenêtre, accompagné d'une vapeur légère. En même temps un plumeau déposé sur une crédence, se mit à tourner sar luimême. Monsieur Sû frappa sur le bord de son lit, et enjoignit au plumeau de rester tranquille. Aussitôt sa serviette de bain et sa tasse à thé s’envolérent par la fenêtre, et un bruil sec lui apprit que la tasse s'était brisée contre

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le tronc du grand peuplier planté devant - Ja maison. Effrayé, Monsieur Sû appela ses gens, ot sortit avec eux. Une ombre noire enveloppait le toit de la maisom Quaud elle se fut dissipée, Monsie Sa rentra dans sa chambre et s'assit d nouveau sur le bord de son lit. Aussitô le plumeau recommença à tourner St lui-même. 一 Impatienté, Monsieyr S le saisit. Il sentitfun contact comme à cheveux mouillés, froids comme glac et horriblement infects. En un instan son bras fut eugourdi, mais il ne làch pas prise. 一 Alors une voix sortit d ui jarre, parlant sur le ton strident d’& perroquet, pleurant comme un pe enfant. Je m'appelle Où-tchoung, di elle. Je viens du lac Hoûng-tchai-ho d'où le génie de la foudre m'a chass Lâchez-moi, s’il vous plait. 一 Monsiex Sa avait entendu dire que la peste r gnait alors à l'endroit indiqué. Ne st rais-tu pas par hasard un koei propag teur de la peste? demanda-t-il au pl meau qu'il tenait toujours. 一 Ou répondit la voix. — Alors, dit Monsie Sùû, je ne te lâcherai pas. Tu ferais à mal aux gens. — Je vous donnerai ut formule contre la peste, dit le koëi.

Dicte-la, dit Monsieur Sû. — Le ke dicta, et Monsieur Sa l'écrivit. — Me lâchez pas, dirent alors les gens de __ maison. Enfermons-le dans cette jarre.

Monsieur Sû mit donc le plumeau da la jarre, qu'il scella et fit jeter dans lac T'âi-hou. — Quant à la formule, préfet de Sôu-tcheou, Monsieur Tchà wennchan, qui entendit raconter cel histoire, la demanda et l’essaya.

efficacité se trouva être merveilleus

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