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Tous les pestiférés qui en firent usage, furent guéris.
Voyez Introduction XIX. Cas d’influx pernicieux 综 oi.
Tch'êénn-ts'itong élant sous-préfet de Châng-yuan (Kiäng-sou), raconta ce qui suit: Dans ma jeunesse, je séjournai avec mon ami Tchäng, à T'äip'ing-fou (Nän-hoei), dans les dépendances du temple de Koän-ti. Mou ami Tchäng fut atteint d'une grave malaria.
Nous habilions la même chambre. — Un jour que je faisais la sieste, je vis un petit bonhomme au visage pâle, vêtu de bleu, qui regardait par la fenétre mon ami couché sur san lit. Bientôt celui-ci fut pris d’un accès ‘de fievre intense. Alors le petit bonhomme se retira, — Une autre fois mon ami m'appela à son secours. Des flegmes l'étouffaient. Devant son lit, je vis le même petil bonhomme, qui dansait de
joie. — Je compris alors que c'était un
koëi propagateur de la malaria, et l'empoignai. Un froid glacial paralysa ma main. NH m'échappa avec un bruissement, gagna le vestibule et disparut. — Mon ami guérit. Ma main resta noire, comme enfumée, durant plusieurs jours.
Autre cas de soéi pernicicux. Voyez le numéro précédeni.
Mon .élève Séuma-siang était
précepteur dans une famille Linn de M choei ( Kiäng-sou). Durant les chale de l’élé, il s'installa avec ses élèves da une villa. Le lieu avait la réputali d'étrehanté.— La première nuit, Sëu siang s'élait étendu sur son lit, Jaiss sa bougie allumée. Vers minuit, il tendit au dehors comme des sifflemen La flamme de sa bougie baissa. S dain la porte de sa chambre fut s levée hors de ses gonds, et un koëi entra, suivi par un vieillard * de rouge, à la démarche allière.
vieillard s'assit à la table, dans le fi teuil du Lettré, et se mit à parcou ses composilions en prose et en étendues sur la table. De temps temps il approuvait par un signe tête. Quand il eut achexé sa leclurt, se leva, prit par la main le petitk et s’'approcha du lit. Séuma-siang S sil sur son séant. Le vieillard et lui regardèrent: — A ce moment un chanta. AussKôl la taille des deux k diminua d'un pied, et la flamme de bougie s'éleva un peu. Un second chanta, puis un troisième, puis un 4 trième. Les koei diminuaient, et lumière croissait graduellement.
petit koëi disparut le premier, com englouti par la Lerre. Enfin le cha:
du vieillard disparut de même dans sol. 一 Le lendemain Sëuma-siang terrogea les habitants du lieu. Ce villa, lui dirent-ils, occupe l'empla ment d'un cimelière de la dyna Ming. Un censeur et son jeune fils étaient enterrés. 一 Séuma-siang 3" tit le chef de la famille Linn. Celui ordonna des fouilles. On découvrit À
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cercucils, peints en rouge et intacts.
Après leur avoir fait un discours et des offrandes propitiatoires, on les exhuma, et on les enterra ailleurs. Depuis lors, plus d'apparilions.
Voyez Introduction XI.
A Tch'äng-tcheou (Kiäng-sou), dans la maison du censeur Tsiàngyoungnan, le cuisinier Li-koei puisait de l’eau chaude dans la chaudiere, quand soudain il s'affaissa sans connaissance. — Le censeur fit appeler une sorciére. Cel homme, dit-elle, a offensé un des officiers du Génie de la ville, tandis qu'il rôdait dehors, la nüit.
Offrez des excuses, des mets. et du papier-monnaie, au koëi à tête noie dans la rangée de gauche du temple, et le malade guérira. 一 Le censeur ordonna de faire ainsi. Li-koei guétit, Ïl raconta ce qui suit: Comme je puisais de l’eau chaude, je fus appréhendé par deux satellites, qui me conduisirent au temple du Génie de la ville. En route ils me dirent, que c'était parce:
que j'avais offensé l’un de ses officiers.
]is me liérent à un arbre devant le temple, et me dirent d'attendre. Je-ne sais pas combien cela dura de temps.
Enfin je les entendis qui disaient entre eux: l'offrande est faite, lâchons-le. Ils m'ôtérent mes liens et me jetérent à l'eau. Le froid de l'eau me réveilla. 一 Elle est bonne, celle-là, dil le censeur en éclatant de rire. On dira encore que
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seuls les satellites terrestres se perme tent des extorsions arbitraires. Croi bien que le Génie de la ville n'a ri su de ton cas: Ce sont ses gens q l'ont pris, puis relâché, quand il eurent obtenu ce qu'ils enr Croie désormais qui voudra, que | fonctionnaires infernaux sont plus put que les terrestres!
Voyez Introduction JI. 一 Arrêter avec un f mandat, exlorquer une somme, puis relâcher la victi le tout à l’insu du mandarin, c'est un truc ordinaire satellites chinois, quand la faim les a réduits aux abois
(DEALRÉ) HDEY
STEMMÈSES NEÉSNÉÉENÉES
Un certain Keûe de Nankin, bural volontiers. Dès qu'il avait une point il devenait insolent. — Un jour ts ing-ming (fête des tombes, 5 avril il avait bu avec quelques amis à l'a berge U-hoa-t'ai. La bande avinée re contra un cercueil brisé, dans leq on entrevoyait une jupe rouge. Voi une occasion de faire l’insolent, dire les amis au Keüe; mais bien sûr qu tu n'oseras pas. — Vous allez voir, d le Keûüe. 一 S'étant approché du cet cueil, il le tapota en disant: Eh! koä koai, viens boire. — La bande éd de rire. — Quand elle se fut dissou comme le Keüe rentrait chez lui, il tendit derrière lui un sifflement. Il retourna, et vit une ombre noire q lui dil: le koäi-koai vient boire.
Viens! dit le Keûe crânement.… et entra dans un débit de vin, s'atta sur la terrasse, demanda un pot de vi et deux coupes, L'ombre le suivit 8
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