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lui demanda l'aubergiste. Cel appartement n'est pas toujours paisible la nuit. — Je n'ai pas peur, dit le Tsiang. — 11 veilla pourtant un certain temps, lampe allumée. Soudain il entendit, sous Ja table, comme un grouillement.. Une escouade de petils satellites, hauts de trois pouces, tout de noir habillés, étaient sortis de terre. A la vue du Tsiàng, ils se consultérent en chuchotant, puis se relirèrent. 一 Bientôt nouveau bruit. C'était un mandarin de la même taille, avec tout son train, étendards, chevaux et chars. Il s'assit, et commença à invectiver contre le Tsiäng, avec des gestes menaçants.
Sa voix n'avait pas plus de force que le bourdonnement d'une guëpe. Enfin, comme le Tsiäng ne s'émouvait pas, il se mit fout à fait en colère, frappa la terre, et ordonna à ses petils satellites d'empoigner cet intrus. — Réunissant leurs forces, les pygmées arrachèrent au Tsiang ses bottes, puis ses bas; puis ils ne purent plus rien lui faire. — Furieux, le petit mandarin s’approcha en personne. — Passant à l'offensive, le.Tsiäng le cueillit délicatement, et le déposa sur la table. Le pygmée perdit aussilôt la parole et le mouvement. Le Tsiäng l'ayant examiné, constata que c'était un de ces petits magots, à base hémisphérique lestée de plomb, qui se
. redressent toujours quand on les a
couchés. — Cependant tous les pygmées du cortège, humblement prosternés, suppliaient le Tsiang de leur rendre
leur maître. — Je vous le rendrai, dit celui-ci, quand vous m’aurez payé une bonne rançon. — lis disparurent. On
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