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seconde édition, page 533. C'est l'âme du mari, qui revint dans sa statuette.
Le chancelier Teéu-poui étant avancé en âge, obtint sa retraile, et - revint à T'ai-yuan (Chän-si) son pays natal. Il se logea, au nord de la ville, Sur un-terrain dépendant du Yang-k'iuhien. — Un être mystérieux hantait ce pays. Il apparaissait surtout dans les épais brouillards qui suivaient les grosses pluies. Beaucoup de gens l'avaient rencontré, plusieurs étaient morts de peur. On finit par promettre une récompense de cinq mille pièces de monnaie, à quiconque en débarrasserait le pays.
Personne ne voulant se risquer, Teéupoui qui était fort et braye, s'offrit. 一 IH sortit le soir, à la recherche du spectre, et le rencontra au moment où celui-ci sortait de son repaire. Il lui décocha aussitôt une flèche, qui le toucha. Le spectre prit la fuite. Teéupoui lui donna la chasse, et lui tira encore deux flèches. Le spectre se jeta dans un précipice. 一 Teôu-poui revint, chantant vicloire. On but à sa santé pour cinq mille sapëques de vin. 一 Le lendemain, on chercha dans le précipice. On trouva un Fäng-siang-cheu percé de trois flèches. Les apparitions cessérent. |
Voyez Introduction XIX. 一 1 s’agit d’un méi, vieil objet devenu transcendant. 一 “#$ #f 氏 Fäng-siangcheu ou 天 路 种 K'äi-lou-chenn, image en brindilles et papier, portée en tète de toutes les processions funèbres. C’est un chénn, chargé d'ouvrir la voie, c'est à-dire d’écarter du chemin tous les influx néfastes. La coutume, générale dès la dynastie Hén, parait remonter aux Tcheou. Voyez TP page 85.
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Sous les premiers Séng (5° siècle) un étudiant était allé au loin pour trol ver un maître. Une nuit que ses p:
rents veillaient auprès du feu, le jeur homme leur apparut soudain et le dit: Je ne suis plus en vie. C'est m
âme que vous voyez et qui vous ar Tombé malade au commencement de ( mois, je suis mort aujourd’hui, à tell heure. Un certain Jénn-tzeutch'eng d .Lâng-ye (Chän-tong}), a pris soin 1 mon cadavre. Demain 计 le mettra 6 bière. Je viens vous chercher pour | cérémonie. — Il y a mille stades di à Lâng-ye, dirent les parents; comnrer pourrons-nous arriver à temps? — U char vous attend à la porte, dit l'âme Venez! Vous arriverez à temps. — Le parents montèrent dans le char, ets’ assoupirent. Au chant du coq, ils trouvèrent à Läng-ye. Quand ils exa miuerent le char qui les avait trans portés si loin avec une telle rapidité ils constatèrent que c'était un de ce chars en papier attelés d'un cheval d bois, que l'on offre aux mourants pou le grand voyage. Ils trouvèrent Jénn tzeutch'eng, et.pleurérent leur fils sa mise en bière. Tous les renseigne ments que l’âme leur avait dounés, 4 trouvèrent, vérification faite, scrupu leusement exacts.
Voyez Introduction XI. — Pour le char de l'âme voyez Morale et Usages, seconde édition, page 495.
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