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cerlain Sôu-nants'ounn était à l'agonie.
Soudain il demanda à ceux qui l’assistaient: Li-kingie et Wèi-tchaofang sont-ils venus? — Personne ne comprenant rien à celte demande, pn lui donna une réponse évasive. — Au bout d'un certain temps, le moribond demanda encore: Sont-ils venus? — Non, lui dit-on. — Appelez-les vite, dit-il; puis il tomba dans le coma. — Voyant que la mort était imminente, on courut au marché acheter un palanquin en papier pour l’âme. Quand les familiers l'examinérent, ils virent des noms écrits sur le dos des deux porteurs.
L'un s'appelait Li-kingie, et l’autre Wéi-tchaofang. lls comprirent alors le sens des questions du moribond. Dès qu'ils eurent mis le feu au palanquin, Sôu-nants'ounn expira. — (Ce n'est pas l’usage d'écrire des noms sur les figurines funèbres. L'auteur de celles-ci l'avait fait, par plaisanterie sans doute.
Et Sôu-nants'ounn avail eu révélation des noms de ceux qui devaient emporter son âme. N'est-ce pas singulier?
Voyez je numéro précédent. — Chars, dans le nord ; palanquins, dans le midi de la Chine; pour les âmes, comme pour les vivants.
Dans le district Oü-tch'eng-hien du Hôu-tcheou-fou (Tchée-kiang), il y avait jadis un temple, dédié au « Prince courageux et valeureux». Voici à quelle occasion il avait été bâti. Au moment où les provinces secouërent le joug de la dynastie mongole Yuan (avènement