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taëls d'argent, au titre de 97 pour cent Et puis, nous aurons des frais à faire.
La femme répétait toutes ces parole comme en rêve. Son père et le Yui brûlérent le papier-monnaie demandé Au petit jour, la femme revint à elle.
L'affaire est réglée, dit-elle. Le Gén de la ville a appréhendé le yäo-koai C'est l'âme d'un certain Mà, jadis po teur de palanquins dans le quartie Est. Le Génie lui a fait donner qu:
rante coups avec le grand bambou puis l’a mis à la cangue. — La femm parut délivrée, et ses parents étaien dans la joie, quand soudain, le tr sième jour, elle fut possédée. Une voi de femme, sortant de son gosier, dit Je suis l'épouse du porteur de palar quins Mà. Pourquoi avez-vous acc mon mari? Je viens le venger. Pot commencer, je vais t’arracher le yeux. — À ce moment, la Tchôu rec en pleine figure un coup de griffe, q l'aveugla presque. 一 Son père alla vi porter plainte au Génie de la vike.
La nuit suivante, la Tchôu fut de no veau citée. Le Génie tenait le bilk brûlé par son père. Deux koëi, :
homme et une femme, étaient à genou devant lui. — Misérables! tonna Génie, vous êtes une digne paire! Qu commence par les couper en deux p le milieu du corps! — Les bourrea préparèrent le grand couperet. Un in tant après, les deux koëi étaient ca pés en deux. Le sang ne coula pas, le entrailles ne s'échappèrent pas; seule ment une fumée noirâtre s’exhala de tronçons, qui se dissipèrent. — Que faut il faire de leurs âmes? demandère
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les bourreaux. Faut-il les reléguer dans la région des tsién. — Non, dit le Génie. Ces êtres-là nuiraient même aux koëi. Eteignez l'âme de l’homme, et reléguez celle de la femme dans la région des yakchas! 一 Alors deux bourreaux à longue barbe, se mirent à éventer l’âme du mari, avec de grands éventails, et la dissipèrent comme une fumée légère. Puis ils lièrent l'âme de la femme, et l’expédiérent dans la ré-
” gion des yakchas, pour y être appliquée aux travaux forcés. — Madame Tchôu se réveilla guérie. Elle ne fut plus, ni obsédée, ni possédée. Elle retourna dans la maison de son mari, et eut, avec le temps, deux garçons et une
- fille. 一 Cette histoire s'étant ébruitée, un certain Tcheôu-seu dit: Je compreuds maietenant un phénomène, que je n'avais pas pu m'expliquer. Ur jour, en passant le pont avec une charge de fumier, je sentis soudain cette charge devenir beaucoup plus lourde. C'est le Mà qui s'était caché dedans.
Les koëi n’ont ni sang ni entrailles. 一 BN Totén, l'âme d’üne âme, exclue de la métempsycose. À 3 #6 AA RE ZA 5 #6 DA OL M 2.
Autant les koëi sont redoutés des hommes, autant les tsién sont redoutés des koëi. 一 Extiuction de l’âme, comparez numéro 5. 一 Yakchas, voyez TP pages 365 et 380. — Incohérences, voyez Préface. Le numéro 137 affirme que les koëi ne pèsent rien. Ici, un koëèt alourdit sensiblement une charge.
Quoique jeune encore, Li-tzeuu était un habile médecin, célèbre pour la perspicacité de ses diagnosties. —
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Le préfet de U-tcheou (Heae-nan) nommé Hü-young, séjournant à Li.
yang, son frère cadet fut atteint an
sorte de cardialgie, dont il souffr durant plus de dix ans, et qui Je réduisi à l'extrémité. — Une nuit, le maladé entendit un koëi caché derrière le pa.
ravent, dire au koëi établi dans soi ventre: Dépéche-toi de tuer ton hom me. Autrement, c'est toi qui sera exterminé. Car Li-tzeuu va passer p ici, avec une drogue nouvelle. — J n’ai pas peur de lui, répondit l'autre.
Averti de ce dialogue nocturne, le pré fet Hù-young fit inviter Li-tzeuu venir traiter son frère. Au moment 0 le médecin entrait dans la maison, l malade entendit comme des gémiss ments sorlir de son ventre. — Des q Li-tzeuu eut vu le patient, il lui di Vous souffrez, non d’une maladie, mai d'une possession. Prenez ceci!., e tirant de sa valise une pilule rouge, la lui donna. — Dès que le mala heut avalée, on entendit, dans « entrailles, comme un grondement à tonnerre, suivi d'une débâcle torren tueuse. Le malade fut guéri du coup.
La pilule de Li-tzeuu est devenue cla sique. C'est la Pilule des huit venins.
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Beaucoup de maladies sont attribuées à des ka logés dans le corps, et cela depuis la plus haute ant quilé. 一 La graine de Croton liglium forme la base la Pilule des huit venins.
Il ny a pas bien longtemps, u marchand qui voyageait, rencontra u
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inconnu, lequel fit route avec lui durant plusieurs jours. 一 Soudain Pinconnu dit au marchand: Je suis un koëi. Nous allons passer près de ma tombe. Jai un service à vous demander. Puis-je compter sur vous? — Si la chose est en mon pouvoir, dit le marchand, pourquoi pas? — Alors le koëi dit: On a enseveli avec mon corps quantité d'objets. Leurs disputes ne me laissent de repos, ni le jour, ni la nuit. Tenez-vous devant ma tombe, et criez «Ordre impérial de décapiter toute cette racaille d'or et d'argent!»
C'est tout ce que je vous demande. — Pas difficile, dit le marchand. — Bientôt le marchand et son compagnon arrivérent à une tombe monumentale.
. C'est ici, dit le koëi ; et il pénétra dans la tombe. — Le marchand cria d’une voix formidable «Ordre impérial de décapiter toute cette racaille d'or et d'argent!» — Aussitôt il entendit, dans la tombe, le bruit sourd que rend le glaive du bourreau aux grandes exécutions. Cela dura assez longtemps. Puis le koëi reparut et lui dit: Merci! Prenez ceci. Vous pourrez vivre tranquille le reste de vos jours. — Ce disant, le koëi remit au marchand une brassée d hommes et de chevaux en or et en argent massif. Toutes ces figurines étaient décapitées. — Quand le marchand fut arrivé à Tch'äng-nan (Chàn-si), il voulut réaliser la valeur du métal. Un détective avertit le sous-préfet, qu'on offrait en vente des objets antiques, qui ne pouvaient provenir que d’une sépulture violée. Le marchand arrêté raconta son histoire. Le préfet averti fit ouvrir la
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tombe. On y trouva des centaine d'hommes et de chevaux, en orete argent, tous décapités.
Ce texte est tiré d'un recueil du dixième siècle. C’est l'opinion commune, que les objets ensevelis d les tombes, s'animent, servent aux morts, et parfais le contrarient. — Par ordre impérial, les figurines se lai sèrent décapiter. Sans cela, elles auraient résisté Extension de l'autorité terrestre sur les êtres infernau Voyez Introduction V.
Dans le territoire d'où sortit jadi la dyaastie Ts'inn (vallée de la Wéi Chân-si, Kän-sou), il faut creuser par fois jusqu'à cinq toises de profondeu pour atteindre à la nappe d’eau sout raine. Dans cette argile si sèche, le cadavres ne se décomposent pas. Auss est-ce l'usage, dans le Féng-siang-f (Chân-si) et plus à l’ouest, de les fai pourrir d'abord à l’air libre, jusqu’äc qu'il ne reste que des ossements bilan chis, qu'on ensevelit ensuite. Car cadavre non décomposé, enfermé dan la terre, est un danger public. Ils couvre de poils blancs ou noirs, et de vient ua vampire blanc ou noir, qi rôde et va jusqu'à s’introduire dans le habitations. — Jadis, à Féng-siang-fo les voisins du préfet Liôu, une famill Soünn, ayant fait creuser un canal, «& découvrit une porte en pierre. Quan on leut ouverte, on trouva accès, f une allée, dans une salle souterraine L'allée élait garnie de deux files 4 coqs et de chiens en faïence. Au milie de la salle se trouvaient deux sarcopha ges. Tout le long des murs, des hon mes et des femmes, en grand costume
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