‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 180 sur 231 · RH RR > HIER E · texte numérisé non relu

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Eu-1750, raconte Monsieur Yuan de Ts'ién-t'ang (Tchée-kiang), ancien mandarin, comme je séjournais à Sôutcheou (Kiäng-sou) dans la famille d’un certain Kiäng-ufong, son fils, le bachelier Kiäng-paotch'enn, alla à Nankin concourir pour la licence. Le concours terminé, avant la proclamation des reçus, le jeune homme tomba malade et dut revenir à Sôu-tcheou. Son père invita les meilleurs médecins, qui déclarèrent tous qu'ils ny comprenaient rien. Sachant que jelais lié avec le célèbre Süe-ip'iao, Kiang-ufong me pria de l'inviler, ce que je fis. 一 Tandis que nous attendions sa venue, le malade se mit à parler. Voici Kôu-yaonien, dit-il... Puis, parlant à un être invisible, il ajouta: Veuillez vous asseoir. — Kôu-yaonien dit: Je suis venu vous apporter la nouvelle, que vous êtes reçu licencié avec le numéro 38.

Je vous promets aussi que vous guérirez de cette maladie. Faites-moi servir de la viande et du vin, et je m'en retour-

nerai. — Or Kôu-yaonien était un bour-

geois de Sôu-tcheou, lequel, ayant excité une émeute et poussé le peuple à battre le mandarin, sous prétexte qu'on vendait le grain trop cher, fut pris et décapité. — Aussi Kiäng-ufong fut-il très effrayé, quand il entendit à quel visiteur son fils avait affaire. Il entra vite dans la chambre de son fils, salua l'invisible, et lui dit: Si vous sortez de suite, je vous ferai donner ce que vous désirez. — Je ne puis pas

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sortir, dit Kôu-yaonien. Le mandarf Yuân de Ts'iên-t'ang est dans l’anti chambre. Le médecin Sûüe-ip'iae ent dans la maison en ce moment. J' peur de ces deux hommes. 一 Kiän ufong sortit, et me pria de faire pla au koëi. Süe-ip'iao étant entré, je lt dis ce dont il s'agissait. Il éclata rire. — Faire place, dit-il; allons done Puisqu'il a peur de nous deux, now allons le mettre dehors. Entrons! - Nous entrâmes. Süe-ip'iao tâta le pou du malade. Moi je donnai des coup * de balai, dans tous les sens, tout au tour du lit. — Une seule potion suf pour guérir Kiäng-paotch'enn. Bient la nouvelle arriva, que le bachelie élait reçu licencié, avec le numéro 38

Voyez Introduction VI et XIII. 一 Koëi faméliqe qui use de sa connaissance transcendante, pour se fais faire des offrandes. :一 Les koëi craignent et évitent

hommes de vertu, les hommes de talent. — Ils redoutest aussi les balais.

Un certain fe-laot'ouo errait par k Chän-tong. Personne ne savait d'ou élait originaire. C'était un sage. I all:

tête et pieds nus, vêtu hiver coma été d'une simple robe de toile, et po tant sous son bras une natte en bar bou parfaitement propre. — Un jou qu'il élait descendu dans une auberg pour la nuit, le tapage fait par les hôte l'incommodant, il demanda à l'aube giste s’il n'avait pas quelque recoin sol taire à lui prêter. — 11 y en a un, l'aubergiste, mais il est hanté. — P

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importe, dit te-laot'ouo, 一 Taubergiste lui indiqua une cbhambrelte. Il la balaya lui-même, étendit sa natte sur le sol, et s'endormit paisiblement, — A minuit, le bruit de la porte qui s'ouvrait, le réveilla. Une femme entra, la corde au cou, les yeux sortant des orbites, et la langue pendante. Derrière elle, un homme décapité, portant deux Lèles dans ses mains. Puis un homme tout noir, au visage méconnaissable.

Enfin un autre, jaune et bouffi, au ventre gonflé comme une calebasse. — Quand ils furent entrés, les quatre koti Sarreterent: Un homme vivant ici! dirent-ils. Saisissons-le! 一 Un pouvoir invisible les empêcha d'approcher même de la nalle de fe-laot'ouo. Alors ils se concertèrent. — Rien à faire, dit Le koëi jaune. Nous n'avons de pouvoir, que sur ceux qui ont peur de nous.

Quand la terreur a fait enfuir leur âme.

supérieure, nous pouvons agir sur leur corps. Celui-ci n’a pas peur. Son âme est dans son corps. Donc rien à faire! 一 Alors fe-laot'ouo se mit sur son séant, et se montrant lui-même du doigt, il ‘ demanda: Comment osez-vous entrer ici, alors que moi j'y suis? Qui êlesvous? — Les koëi s'étant mis respectueusement à genoux, la femme dit.

L'homme sans tête est un assassin, qui a été décapité. Le noir est mort brûlé.

Le jaune s'est noyé. Moi je me suis pendue dans cette chambre. — Me croirez-vous, leur demanda fe-laot'ouo, si je vous donne un boa conseil? — Oui, dirent les koëi. — Alors, dit telaot'ouo, tâchez de mériter votre réincarnation, en cessant de faire le Sabbat

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