‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 181 sur 231 · LU · texte numérisé non relu

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ici. — Les koëi le saluërent, et Se allérent. — Au matin, fe-laot'ouo ra conta à l’aubergiste la scène de la nui Bepuis lors la chambrette ne fut hantée.

Voyez Introduction VII et XIII.

Un certain te de Pékin, était là d'amitié avec un Wäng demeurant Î-tcheou (au sud-ouest de Pékin).

Wang devant fêter le soixantième anvi versaire de sa naissance le sept del septième lune, le te se mit en rout monté sur un âne, pour aller lui offri ses vœux. 一 Il avait dépassé Fang chan. Le jour baissait, et un orag montait. Soudain un homme de hau taille, monté sur un cheval, le rejoign et lui demanda: Où allez-vous? 一 】 te le lui ayant dit, le cavalier pa fort satisfait. Moi aussi, dit-il, je vai visiter le Wang. C’est mon cousin pa alliance. Faisons donc route ensem:

ble. — Votre monture est plus rapide dit le fe; passez devant. 一 Le géan s'obstina à marcher derrière. 一 Bient ses allures inquiétérent le fe. Seraitun brigand? se demanda-t-il. =

retourna fréquemment la tête, po

observer ce compagnon suspect. À

lueur des éclairs, il lui sembla voi que le géant chevauchaït, par CaOmeD la tête en bas et les pieds en l’air, qu' tirait une longue langue rouge, et sonf flait une vapeur noire qui pouvant

la lueur des éclairs. — Epouvanté,

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le Wâng, avec son étrange compagnon. — Le Wang les reçut tous les deux parfaitement bien. Il remercia le Îe, et traita le géant de cousin. — Le vin aidant, le le se rassura quelque peu, et se dit que, en chemin, il avait peut-être eu la berlue. Cependant il demanda au Wäng qui était ce géant. 一 C'est mon cousin Tchäng, fondeur d'argent à Pékin, rue des cordiers, dit le Wâng; il est venu pour ma fête. — La nuit, on logea le géant et le te dans la même chambre. Ce dernier obtint, Sous un prétexte quelconque, qu'un domestique de la maison leur fût adjoint.

Quand ils se couchérent, il mit le domestique entre deux, et s’abstint de dormir. — Bien lui en prit. Vers minuit, le géant s'assit sur sa couche, tira sa langue qui ruisselait de salive, étendit ses bras, saisit le domestique endormi, et se mit à le dévorer à belles dents, jetant par terre, un à un, ses os rongés et brisés. — Plus mort que vif, le Îe qui était très dévot à Koän-ti, s'écria:

A moi ! vainqueur des démons. 一 Aussitôt, avec un bruit de cloches et de tambours, Koän-ti descendit d'en haut, tenant à la main son grand sabre.

À sa vue, le yao-koai anthropophage se changea en un papillon, qui voltigea par la chambre, évitant les coups de sabre de Koän-ti. Enfin un coup de tonnerre formidable retentit. Koän-ti et le yaokoai disparurent. Le fe tomba évanoui sur le sol. — Le lendemain malin, la chambre restant fermée, alors qu'il faisait déjà grand jour, le Wang en enfonça la porte. Il trouva le fe évanoui.

A terre, dans une mare de sang, les os

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du domestique. Du géant, pas trace. - On courut à l'écurie. Son cheval y ét encore. 一 On. envoya en toute hâte!

Pékin, demander des nouvelles d cousin Tchäng, fondeur d'argent,

des cordiers. Il n'avait pas quitté Péki ni même songé à faire le voyage Î{-tcheou.

Voyez Introduction VIITet Il. — Le yäo-koai axd pris la forme du cousin Tchäng.

Un jour d'été qu'il faisait tn chaud, le bachelier K'iôu de Ni tch'ang-fou (Kiäng-si) ne trouva il de mieux, pour avoir frais, que de 4 coucher, en coslume plus que lége dans le temple du Génie du lieu. Rei tré chez lui ensuite, il tomba graveme malade. — Pensant que le Génie da lie offensé par son indécence, le punissa ainsi, Madame K'iôu alla lui offrir vin et des mets, des parfums et papier-monnaie, avec les plus humbk excuses. — Le bachelier K'iôu guët aussitôt. 一 Sa femme l’adjura d'’alk remercier le Génie du lieu. — Ah!

exemple! dit le bachelier furieux. Co ment, c’est lui qui m'arendu malade Nous allons voir. Et, de sa plus écriture, il rédigea une pièce, dans quelle il accusait le Génie du lieu, ch gé de protéger ses administrés, de 1 nuire au contraire, pour se faire of de la viande et du vin. jl brûla Jui-mé cette pièce soignée, devant la stat du Génie de la ville. — Dix jours passérent sans réponse. Encore pl

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furieux, le K’iôu rédigea une nouvelle rièce, dans laquelle il urgeait sa premiere requête, et accusait le Génie de la ville d’être de connivence avec son subordonné le Génie du lieu, qui lui servait apparemment sa part du profit.

Il brula encore lui-même cette piece devant la statue du Génie de la ville. — La nuit suivante, le bachelier vit en rêve, dans le temple du Génie de la ville, une planche semblable à celle sur laquelle on affiche, dans les prétoires, les prononcés du mandarin. Un papier fixé sur la planche, portait ces mots, pointés au vermillon... «Le Génie du lieu coupable d’avoir extorqué à ses administrés de la viande et du vin par des moyens illicites, sera ignominieusement cassé. Le K’iôu s’élant conduit insolemment envers les Génies, recevra trente coups de rotin sur le derrière, par les soins du sous-préfet de Sinnkien-hien (sous-préfecture administrant la moitié de la ville préfectorale de Nân-tch'ang-fou).» — Le K'iôua s'étant réveillé, et ayant réfléchi sur son rêve, se dit: Ceci n’est qu'un vain songe. Car enfin, je suis de grande famille, et bachelier. Aucun mandarin ne peut me faire donner la bastonnade. Et puis, je relève du Nän-tch'ang-hien (souspréfecture administrant l'autre moitié de Nân-tch'ang-fou). Laissons venir. 一 Peu de jours après, durant un grand orage, la foudre détruisit le temple du Génie du lieu. Alors le K'iôu commença tout de même à craiadre pour le bas de son dos. Mais enfin, on ne fustige pas les Lettrés, l'usage l'interdit absolument. Néanmoins, pour plus de sûreté, le

bachelier s'enferma dans sa maison. :

Un mois plus tard, ses craintes s'é pouissaient, quand il entendit soud la ville retentir de cris et d’'impréd tions. La foule courait au temple, 4 le gouverneur du Kiäng-si venait d'êti frappé d'un coup de hache en pld front, par un assassin, au moment q il offrait des parfums. Le préfet et 1 deux sous-préfets s'empressaient. :

Hors de lui de surprise, le bachelk K'iôu avait aussi couru au temple, a négligé d'intérieur, chemise et pant lon. Son air hagard frappa le sou préfet de Sinn-kien-hien, qui le |!

saisir par ses satellites, et lui demand qui il était. Un étranglement sub <mpêcha le K'iôu d'’articuler un se mot. Il fit des gestes, pour exprim uil portait habiluellement une longa robe sur le corps, et un bouton sur!

- tête, qu’il était Lettré en un mot. Ma qui pouvait comprendre cette pantom me? Un instant après, à plat en pleis rue, le K'iôu recevait du rotin sur | bas du dos, à la manière des simp mortels. Au trentième coup, la parol Mi revint. Je suis le petit-fils du mioï tre de l’agriculture K'iôu, cria-t-il. - Excusez-moi, dit le sous-préfet de Si kien-hien, je ne pouvais pas savoir.

Les autorités donnèrentensuite au ba lier, par manière d'emplâtre, la place Chef des Lettrés du Fông-tch'eng-hi Mais, n'empêche, tout Leltré qu'il ét le Génie de la préfecture lui avait f bel et bien donner la bastonnade, par sous-préfet de Sinn-kien-hien.

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Voyez Introduction II et V. 一 On ne frappe k Lettrés que sur les mains, Ceux qui sout condanues

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