‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 183 sur 231 · CITES ) NID ED SÉEHE NE · texte numérisé non relu

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lamenter, et dit: Me voilà bien, avec ce morceau de viande (le nouveau-né) en plus, et mon grand garçon en moins!

Tout est à recommencer! — Alors Nién-tzeu comprit qu'il était mort, et réincarné dans l'enfant mis au jour par sa mère. Craignant que, dans sa douleur, sa mère ne le tuât, il fit un suprême effort, Sa langue se délia, et il vagit: Nién-tzeu n'est pas mort!

C'est moi Nién-tzeu! 一 Quand elle entendit parler le nouveau-né, la mére fut si épouvantée, qu'elle eut un accès d’éclampsie qui l’emporta. 一 Le pére nourrit l'enfant avec de la bouillie. Sa croissance fut phénoménalement rapide. À trois moisil fit ses dénts. A cinq mois il marcha. Il a actuellement seize ans. C’est Monsieur Yên, le sous-préfet de Yôn-tch'eng, qui m'a communiqué ce fait. |

Texte de la fin du dix-huilième siècle. — Le peuple: croit que les tourbillons de vent sont produits par des koëi qui passent. — Réincarnation au moment de l'ac-. couchement, sans descente préalable aux enfers, avec conservation de la mémoire. L'enfant non encore né, n'est informé que par une âme inférieure. — Mort sans doweur, insensible, imperceptible. Porte rouge, rivière rouge, la naissance, avec l'hémorrhagie qui laccompa-, gae. Chute en ce bas monde, dans l’abime des misères de la vie.

A T'oùng-tcheou (Tchéu-li) vivait un certain Wäng-kiucheu, devin habile. — Or le préfet de Hoëéi-tch'ang (Kän-sou), Monsieur Tchéng, avait une petite fillé chérie, laquelle végétait depuis sa naissance, sans se développer.

Son âme n’a pas la force de la faire

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vivre, disait-on. — Monsieur Tchéng consulta Wang-kiucheu sur la maladie de sa fille. — Elle n’est pas malade, dit le devin. Elle n’a pas d'âme. 一 Comment? fit Monsieur Tchéng. — Elle n’a qu’une âme inférieure, dit le devin.

Son âme supérieure n'est pas encore arrivée. Mais elle arrivera. C'est l’âme du sous-préfet actuel de X, qui, de par le destin, sera réincarnée dans le corps de votre fille. Il devait mourir au temps où votre fille est née. Vu ses vertus, le destin lui a accordé une prolongation d'existence, mais a oublié de retarder d'autant la naïssance de votre fille.

Votre fille est donc née incomplète. Elle sera subitement complétée, le jour où le sous-préfet X, âgé maintenant de plus de 90 ans, mourra. — Monsieur Tchéng envoya aussitôt un émissaire à X, pour vérifier l’âge du sous-préfet, et les autres assertions du devin. Elles se trouvérent toutes parfaitement exactes. — Un mois plus tard, Mademoiselle Tchéng se réveilla comme d’un rêve, et se trouva subitement en parfaite santé, avec le plein usage de ses facultés. — Son père renvoya à X le même émissaire. HL apprit que le sous-préfet était mort, sans avoir été malade, au moment précis où sa fille s'était trouvée guérie.

Texte du neuvième siècle, extrêmement important et parfaitement clair. — Comparez, numéro 182, la règle. Ceci est l'exception.

Un certain Hiäng-tsing, originaire

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