‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 196 sur 231 · ÉRRÈRRRHANSELIGENNÉEN SS SE SAIS RE · texte numérisé non relu

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maison sise hors la porte Chä-heuemenn. Comme son palanquin passait près d’une tombe ancienne, un tourbillon de vent l’enveloppa, accompagné d'ane poussière si intense, que les porteurs et les gens de l'escorte furent tous aveuglés. Enfin le palanquin arriva à la maison du marié. — Quand on l'ouvrit, à surprise! il en descendit deux mariées absolument pareilles, qui entrérent côte à côte. Le père et la mère du marié se regardèrent. Mais ce n’était le moment, ni d'interroger, ni de discuter. On adora le ciel et la terre, on fil des offrandes aux ancêtres, el le mariage se trouva coaclu. Assis entre ses deux femmes, le marié se dit, qu'au fond, deux, c'était mieux qu'une. — Enfin les époux furent conduits dans la chambre nupliale, les parents et les domestiques se retirèrent, et le silence se fit dans la maison. 一 Soudain des cris de détresse sortirent de la chambre pupliale. On accourat. Le marié gisait à terre, une des mariées gisait sur le lit, les deux yeux crevés, et le sang coulant sur les joues. L'autre mariée avait disparu. — Quand on eut apporté des flambeaux, on vit, perché sur une poutre, un gros oiseau gris et noir, au bec effilé, aux serres acérées. Tandis que les domestiques cherchaient des arcs et des lances pour l'attaquer, il prit son vol et disparut par la porte. 一 Nous venions de nous coucher, dit le marié, quand celle de gauche me donna sur les yeux un coup de sa manche, qui m'aveugla. — Un instant après, dit la mariée, un gros oiseau se jeta sur moi, et me creva les yeux à coups de

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