‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 207 sur 231 · LIRE ) SN · texte numérisé non relu

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m'ennuyer, moi? C'est à eux qu'il faut vous en prendre. Si vous voulez, la nait prochaine avant minuit, je vous conduirai à leur nouveau domicile. — La pendue sourit d'aise, et disparut. 一 Quand la nuit fut venue, le Tchäng brûla de l’encens, disposa une tablette, pria l’âme de s'y fixer, puis la prit et s'en fut chez les. Mà. Arrivé à leur porte, il dit tout bas à la tablette: Attendez que je frappe à la porte ; vous entrerez quand elle sera ouverte.” 一 Le Tchäng ayant frappé, le . portiér sortit. Votre maitre est-il rentré ? lui demanda le Tchäng... Pas éncore, dit le portier, je l’attends. 一 Bonne occasion, dit le Tchäng à la tablette:

entrez! 一 Croyant que'le Tchâng se parlait à lui-même, le portier le prit pour un toqué, et referma la porte. — Rentré chez Jui, le Tohang ne dormit pas de toute la nuit. Le lendemain, de grand mation, il alla aux informations.

Le portier des Mà se tenait devant sa porte ouverte. — Vous eles bien ma+ tinal, lui dit le Tchäng. — 11 y a de quoi, fit le portier. Notre mattre est rentré à minuit. Un instant après, il se trouvait mal. Maintenant il est à toute extrémité. — Le Tehäng retourna aux informations, le même jour après midi.

Mà-hoantchang était mort. Peu de jours après, le préfet Où mourut de même subitement. De plus les deux familles Mà et Où, furent complètement ruinées. . .

Voyez Introduction VIT; Morale et Usages, deuxième édition, page 383 ; et le numéro 10 du présent volume,

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Wäng-yencheng, le frère cadet de Wäag-hienchenn préfet de Où-tch'angfou (Hôu-pei), était mort durant les chaleurs de l'été. — L'année d’après 1763, en automne, le mandarin Wanghi, an cousin du défunt, tomba gravement tnalade. Il délirait depuis plusieurs jours. Un médecin consukté prescrivit un, tonique. La mère du malade préparait la décoction, sûr la table, prés de son lit, quand. Wäng-hi dit d'une voix étrange: J'ai été la victime d’un imbécile de médecin. Je ne souffrirai pas qu'il en arrive autant à mon cousin Hi... Et, d'un coup de main, il jeta à terre la tasse contenant la décoction. — Qui êtes-vous ? demanda la

- mère effrayée. 一 Je suis Yéncheng,

mort l'an dernier. Se peut-il que vous ne reçonnaissiez pas ma Voix? — Qu'étes-vous devenu? lui demanda la mère. — À cause de la droiture de mon caractère, et parce que ma vie a été tranchée avant le temps, j'ai été placé au prétoire du Génie de la ville de Tch'äng-tcheou (rang de préfet). Celuici m'a chargé de porter une dépêche importante au Génie de cette province (rang de vice-roi). J'ai profité de l’occasion pour venir vous voir, et suis arrivé juste à temps pour sauver mon cousin Hi des mains de son médicastre.

Maintenant il faut que j'aille remettre ma dépêche au prétoire provincial. Je reviendrai ensuite. 一 Un instant après, Hi s'endorinit paisiblement. Le lendemain malin, on conslata qu'il n'avait

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