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Dans le T'âi-tcheou-fou (Tec kiang}), le lettré Ying, encore sim particulier, vivait retiré dans les mo tagnes. Une nuitil entendit desk qui parlaient entre eux. L'un dit: U telle, dont le mari absent pour négoce ne rentre pas, est perséculée ses beaux-parents, qui la poussent à remarier ailleurs. Elle n’y tiendra pa Avant longtemps elle se pendra, et de:
viendra ma remplaçante. — Le 了 这 écrivit aussitôt une lettre, au nom à mari absent, et y joignit la somme & quatre taëls. — Quand le père du mar chand eut reçu cet envoi, il remarqe que l'écriture n'était pas celle de fils. Bah! se dit-il, si la lettre est trefaite, l'argent est du bon argent.
Il cessa de penser que son fils mort, et ne poussa plus sa bru à remarier. — Peu de temps après, marchand revint, et les deux é sauvés par cette bonne œuvre discrék vécurent heureux ensemble. — Avec | temps, Maître Ying devint présidef d’un des six grands ministères.
Heûe-teng était un excellent méde cin. Un pauvre homme nommé Soüns mien élant tombé malade, le fit prk de vouloir bien le traiter. Heüe-tes lui fit plusieurs visites. Cette maladi déclara-t-il, tient à un épuisement &
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一 216, 917. — 387 forces vitales. Pour guérir, il vous faudra prendre divers toniques. — Or, comme beaucoup de médecins chinois, Heûe-teng élait aussi marchand de drogues. — La femme du malade n'ayant pas de quoi payer les visites, et encore moins les toniques, conduisit le médecin dans une chambre écartée.
Je suis pauvre, lui dit-elle; je ne puis vous donner que ma personne; sauvez mon mari, s'il vous plait; je suis à
. votre disposition. — Je n'ai jamais commis aucune action déshonnète, lui répondit Heûe-teng froidement. Soyez plus fidèle à votre mari. Pour moi, je ferai gralis ce que je pourrai pour ie sauver. — Quand il fut rentré chez lui, Heûe-teng envoya les toniques nécessaires. Soûnn-mien guérit. — Une nuit, un chénn apparut en songe à Heûüeteng, et lui dit: Tout le bien que tu as fait par l'exercice de ton art, est moindre que le mérite que tu as acquis en n'abusant pas de cette femme. Aussi, par décret du Sublime Souverain, un titre, et cinquante mille ligatures, te sont accordées. — Peu de temps après, le fils de l'empereur étant tombé malade, et aucun médecin n'ayant pu le .
guérir, Heûe-teng fut invité à lui donner ses soins, et le guérit du premier coup. L'empereur lui accorda aussilôt un titre, et la somme promise dans son rêve. — Le Ciel est informé des choses les plus secrètes. Rien ne lui échappe.
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Le célèbre médecin Tcheôu-uetch'oang
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| avait un serviteur nommé Téi. Cet homme tomba malade. Le médecin lui ayant tâlé le pouls, constata qu'il mourrait bientôt. Il lui donna donc une petite somme, et le renvoya à ses parents. — Comme ïil passait à Yâng-tcheou (Kiäng-sou), Téi rencontra un homme désolé. 一 Qu’avez-vous? lui demandat-il. — Je dois de l'argent aa fisc, dit le malheureux. 1 ne me reste qu’à vendre ma femme, ou à me noyer avec elle. 一 Emo de compassion, Ti donna tout son pétule. Puis il se rendit chez ses parents. Au lieu de moarir, il gaé- | rit. — Il retourna donc ehez son maître le docteur Tcheôu. — Est-ce bien toi?
lui demanda celui-ci, très étonné. — C'est bien moi, dit Têi. — Le médecin lui tâta le pouls. Ta constitution est entiérement changée, lui dit-il. Tu vivras très vieux. C’est étonnant. — Le Téi lui raconta sou histoire. — Ah!
dit le médecin, ta vertu a touché le Ciel, qui a changé tes viscères. Cela ne se diagnostique pas.
À Hoëi-tcheou (Nan-hoei) un certain Wäng-tcheujenn était encore sans | enfants à l’âge de trente ans. Un devin lui annonça que, au dixième mois de cette année, il courrait un grand danger. Le devin était trés célébre. Aussi le Wang se rendit-il à Sôu-tcheou, pour liquider ses affaires. 一 Durant , son voyage, il vit unè femme se jeter À l'eau. jl dépensa dix taëls, pour décider |
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un pêcheur à la repécher. Il demanda ensuite à la femnie: Pour quel motif avez-vous agi ainsi? 一 Mon mari cultive ane terre louée, dit-elle. Nous avions élevé un porc, pour payer notre redevance. Je l'ai vendu hier. On m'a payé en faux argent. Mon mari m'a battue. Voilà pourquoi je me suis jetée à l’eau. — Le Wâng lui remit ce qu’il fallait pour payer la redevance. Ea femme porta la somme à son mari.
Celui-ci concut des soupçons. La femme le conduisit à lFauberge où le Wang était descendu. Îl était déjà couché et endormi. La femme frappa à la porte et cria : Celle que vous avez sauvée vient vous remercier. — Vous êtes jeune, cria le Wang de l’intérieur ; je suis seul dans cette chambre et il fait nuit, je ne puis pas vous recevoir. — Mon mari est venu avec moi, dit la femme. 一 Le Wang se leva, et alla ouvrir la porte.
A ce moment un mur s'écroula, et broya le lit qu’il venait de quitter. Le Wäng avait échappé au danger prédit.
C'est ainsi que le Ciel protège les braves gens. — Quand il fut rentré à Hoëitcheou, il alla trouver son devin. Vous êtes un tout autre homme, lui dit celuici. Le malheur est conjuré, et toute sorte de bonheurs vous attendent. 一 Wäng-tcheujenn eut successivement trois fils, dont deux furent gradués. IL vécut jusqu’à un âge très avancé. |
Un jour de printemps, comme Luk'i se promencit dans la banlieue, 让
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