‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 228 sur 231 · SERRE IRAN · texte numérisé non relu

SERRE IRAN

sa femme Li-ts'oeilien, qui lui parlait en la personne de la priméesse Li-uying. — L'empereur qui avait compris, lui ft la théorie du cas, lui donna sa sœur 0u lui rendit sa femme, comme vous voudrez, avec toutes les nippes de la princesse pour elle, et diverses faveurs pour lui. — Ainsi finit, très heureusement, l’histoire de Liôu-ts'uan et de ses melons. — Il nous reste à raconter ce qui arriva à Utch'eu-kingtei à K'äi-fong-fou. 一 Aprés qu'il eut longtemps cherché le banquier Siängleang, il apprit qu'il n'y avait dans la grande ville, qu'un homme portant ce nom. Il tenait un thé. Sa femme vendait des faïences. Leur profit, à tous les deux, était employé tout entier à payer aux bonzes des prières et à brüler du papier-monnaie pour les morts.

Pauvres en ce monde, ils étaient très riches aux enfers, où ils avaient placé tout leur avoir. Quand l'envoyé de l'empereur se présenta chez eux, suivi de toutes les notabilités du lieu, avec une charretée d'or et d'argent, le mari et la femme atterrés, ne surent d'abord que battre de la tête. 一 Relevez-vous, . leur dit Utch'eu-kingtei avec bonté.

L'empereur, votre obligé, vous renvoie ce que vous lui avez prêté. — Comment aurions-nous prêté à l’empereur, nous qui n'avons rien? dit Siäng-leang.

Comment acceplerions-nous votre or et votre argent, que nous n'avons pas gagné? — On s'expliqua, et tous comprirent qu'aux enfers on avait prélevé Ja rançon de l’empereur, sur les mérites déposés par Siäng-leang et sa femme, en cujoignant à T'ai-tsoung de

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leur restituer sur la terre. Mais il} 包 impossible à Utch'eu-kingtei, de leur faire accepter même une sapèque, du trésor envoyé par l'empereur. Force fut au légat d'envoyer un courrier à la . capitale, pour demander à T'äi-tsoung ce qu'il fallait faire. 一 Grandement édifié, l'empereur ordonna de donner l'argent aux bonzes de la xille qui pos sédait ce rare couple, à Charge, pour eux, de convertir toute la somme bonnes œuvres, pour le rachat des morts. À cette occasion fut construite à K'äi-fong-fou la pagode Siärig-kouoseu, avec Sa chapelle commémorative dédiée aux époux Siäng, et ses eiaquarte acres de dépendances. La stèle de fondation porte le nom de Utch'eukingtei. — Quand l'empereur T'äitsoung vit toutes ces affaires si bien terminées, il fut on ne peut plus cortent.

Voyez TH page 1548 seq.

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