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一 30, 51. 一 69 En 355, Sôu-lai alors sous-préfet de Yoùng-ning, périt victime du rebelle Nän-lou-chan. Sa famille pensa que la Ma avait mal prophétisé. Mais quand ensuite les deux capitales eurent été reconquises, et que la dynastie Tang eut élé restaurée, Sôu-lai mort pour la dynastie, reeut le titre posthume de préfet de Hoâi-tcheou. La propbétie élait réalisée de point en point.
Voyez Introductiun XVJH. — Pour les faits histori-
ques auxquels jj est fait allusion, voyez TH pages 1677 et 1690.
T'äng-paoheng ayant rencontré quelque part le magicien Tchängtaoling, avait recu de lui un charme, au moyen duquel il se faisait obéir des koëi et des chêénn. Un jour Päoheng dit à un sien ami: En passant près de la station de la poste, j ai vu descendre d'un char des femmes, qui vont y passer la nuit. Elles n'étaient pas voilées.
La seconde à descendre, m'a paru fort jolie. Ce doit être l'épouse d’un fonctionnaire, qui va le rejoindre à la capitale. J'irai chez vous ce soir; nous boirons, et je l'appellerai, pour que nous ayo0s le plaisir de l’entretenir. 一 Comment, dit l'ami, vous prétendez appeler chez moi une femme de grande famille, cela ne me portera-t-il pas malheur? 一 Ce n'est pas la personne que j'appellerai, dit Pàoheng, mais son âme; nous aurons du plaisir sans risque. Mais il faut attendre la nuit, car je ne pourrai l’évoquer que quand elle
dormira. Quand elle sera venue, gardez-vous de la toucher, car le trouble pourrait l'empêcher de retrouver son corps; alors elle serait morte. — Le soir venu, Pâoheng et son ami passerent devant la station de la poste. Ils entendirent à l'intérieur des voix de femme. Pâoheng aspira el avala son souffle, et se lia un fil rouge au medium de la main. Puis il se rendit au logis de son ami, s’assit avec lui dans so
cabinet de travail, fil apporter le vin, et envoya les serviteurs dormir. Îl but d'abord avec son ami, puis, quaud ia nuit fut bien obscure, il alla ouvrir ja porte. Aussilôl la femme évoquée entra.
Cetatt bien une figure humaine réelle, seulement un peu diaphane, comme les objets qu'on voit dans les airs. Sa voix était faible et douce, comme celle d’un enfant. Elle salua hutnblement Paoheng... Qui êtes-vous? lui demanda celui-ci... Je suis Madame X, dit-elle.
Mon mari ayant cessé d'être mandarin en province, je le rejoins à Ja capitale.
Mais où suis-je ici? Je me souviens que je me suis mise au lit. Est ce que je rêve? Est-ce que je suis morte? Seraisje descendue aux eufers? — Non, dit Pâobeng, vous êtes encore de ce monde. Ne craignez rien. Tout à l'heure je vous renverrai. Votre destin n’est pas qu'il vous arrive rien de facheux. — Il causa avec elle jusqu’au malin, puis la congédia.
Voyez Introduction XVIH. 一 Tchäng-taoling, le grand magicien, patron de la magie taoïste; voyez TH table. — Sur les routes impériales, les voitures passent la nuit à des élapes déterminées, gros hourgs pleins d'auberges. — Aspirer et avaler son souffle, faire des
nœuds de fil aux personnes et aux choses, pratiques des incantaleurs.