‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 36 sur 231 · HE GURNENMNIESOLSERESERUSRE NE MIE DE · texte numérisé non relu

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En l'an 755, un certain Tchéngcheng allait à la capitale (alors Lâoyang), où il devait être investi d’une charge. Arrivé à Tchéng (pays de K'äi-fong-fou ) sur le soir, il demanda à passer la nuit dans une maison du faubourg occidental. Le maitre de la maison lui demanda qui il était. Dès qu'il se ful rommé, une fille de service sortant des apparlements intérieurs, vint dire au maitre « Mademoiselle est arrivée ; elle est avec Madame »… Bientôt une matrone âgée se présenta.

Tchéng la salua. On s'assit et on causa.

Tchéng lui parla de sa famille. Elle dit: J'ai avec moi uve fille de ma fille.

Son nom de famille est Liou. Son pére est actuellement sous-préfet de 了 oaiyinn (maintenant Hoâi-nan-fou au Kiäng-sou). Ce serait un parti sortable pour vous. de désire que vous l'épousiez. Qu'en pensez-vous? — Tchéng n’osa pas refuser. Cette. nuit-là-même, les cérémonies du mariage élant accomplies,. Tchéng et sa femme se réjouirent, comme on fail dans le monde des hommes. = Plusieurs mois après son mariage, a matrone dit à Tchéng:

Reconduisez maintenant votre épouse dans sa famille Liou. Tehéng obéit, et conduisit sa femme à Hoâi-yinn. Quand il fut près d'arriver, il fit d’abord préveuir Ja famille Lidu. Celle-ci fut dans la eonsternalion. Monsieur Liou n'y comprit rien. Madame Liou soüpconna que son mari avait eu quelque part une coneubine qu'elle ignorait, et que

c'était la fille de cette concubine qui.

arrivait. Quelle ne fut pas sa stupéfaction, quand elle vit descendre de char, à sa porte, sa propre fille. Pourtant celle-ci n'avait jamais quitté la maison.

On l’appela. Elle vint, souriante, audevant de la nouvelle venue. Un instant les deux doubles, absolument pareils, restèrent en présence, puis se fondirent soudain en une seule et même personne. 一 Le mandarin Liou ayant examiné le cas, conclut que la feue mère de sa femme, avait soustrait l'âme supérieure de sa fille, pour la maiier elle-même au gendre de son choix. Revenue mariée par sa grand'mére, l'âme était rentrée dans son corps. Tchéng-cheng retourna à Tchéng pour examiner. Il n'y trouva pas trace de la maison où il -s'était marié.

Voyez Introduction XI. 一 Ame supérieure corporelle, puisque vie conjugale durant plusieurs mois. Ame inférieure intelligente, puisque les parents ne s'aperçurent pas qu'il manquait quelque chose à leur fille. 一 Les koëi construisent des bâtiments, ont des trains de maison, etc Tout cet appareil se dissipe, au moment foulu. 一 Qüand deux doubles se fondent en un, le personnage final porte sur lui tous les habits que portaient les deux doubles. Ce détail n’est pas mentionné dans le texte ci-dessus. — Les richards qui se déplacent, mar-

chands, fonctionnaires, et autres, ont souvent diverses femmes en divers lieax, à l'insu de l'épouse en titre.

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