‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 40 sur 231 · II · texte numérisé non relu

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plus en plus, avait des yeux sans pupilles, et la nuque raide. Tchäng lui jeta un caillou. Il s'enfonça dans l’eau et disparut. Le lendemain, après midi, un garçon se noya dans le canal, à l'endroit même où l'être mystérieux avait disparu. Tchäng comprit alors qu’il avait vu le koèi d’un noyé, en quête d'un remplaçant. — 43. Quand ji raconta cette histoire aux autres locatäires de la maison, un d'entre eux, un marchand de riz, lui dit: Moi aussi j ai eu jadis affaire à un koei aquatique en quête d'une victime. J'étais encore jeune, et allais à Kiä-hing (Tchée-kiang) pour mon commerce. Je dus passer un guë très vaseux. J'étais monté sur un buftle. Quand je fus arrivé au milieu du guë, une main noire sortit de l'eau, et chercha à *aisir mon pied. Je relevai prestement les jambes. Alors la main noire saisit un des pieds du buffle, qui ne put plus avancer. Très effrayé, j'appelai au secours. De la rive, les passants tirérent le buffle, sans arriver à le faire mouvoir. Alors l'un d’eux lui brüla la queue. Dans un suprême effort, l'animal se dégagea et sortit de l'eau. On vit alors qu'un vieux balai horriblement puant, était fortement atlaché à son ventre, On le détacha à coups de bâton.

Le balai gémit et saigna. On le hacha meuu à coups de sabre, et on le brûla sur un bücher. 11 fallut un mois, pour que l'infection qu'il répandit disparüût entièrement. Depuis lors personne ne se noya plus dans ce gué, ce qui arrivait souvent auparavant.

Voyez Introduction VIT et XIX. — Eu Chine, les cabinets sont séparés des habitations. — Tordre la queue

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