‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 43 sur 231 · RES S · texte numérisé non relu

RES S

bois pourri à un poteau, dans sa cour.

Depuis lors, chaque nuit, une voix se lamenta piteusement. D'autres voix murmuraient des paroles de consolation. Si, au lieu de te clouer, il l'avait cordé, dit l’une, tu souffrirais bien davantage.,. Tais-toi, tais-toi! chuchotérent les autres voix;-le bourreau pourrait l'entendre. — C'est bon, se dit Yinn-k'ien. Quand le jour fut venu, il remplaça les clous par une corde, et serra comme il faut. La nuit suivante, il n‘entendit plus aucune lamentation.

Au matin, il constala que le bois pourri avait disparu.

Voyez Introduction VII et XIX. — Mélange de koëi et desnéi. — Yinn-k'ien fut trempé par les spectres. Son captif ne pouvait pas se déclouer, mais il pouvait se

délier. Les Koei sont tanjours représentés comme encore plus faurbes que méchants.

Ea l'an 1744, à l'examen de licence du Kiäng-sou, arriva ce qui suit. Un bachelier nommé Tch'éng, de Tch'ängchou, âgé de quarante ans passés, avait occupé la loge qui lui avait été assignée. ‘

. La première nuit qu'il y passa, il se

mit à pousser des cris de terreur. Ses voisins accoururent et lui demandérent ce qu’il avait. Il baissa la tête et ne répondit pas. Le lendemain, avant midi, il fit son paquet, remit au surveillant un cahier blanc, et demanda qu'on le Jaissât sortir. En vain ses amis firentils tous les efforts pour le retenir. Je ne puis pas concourir, leur dit-il. J'ai un crime sur la conscience. Et il leur

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