‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 45 sur 231 · CHER · texte numérisé non relu

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suicident par colère ou par honte. Toi, un homme! Le gouvernement fait parfois élever un monument à une fille chaste; il n'en a jamais fait élever à aucun garçon. Tu n'as rien compris aux enseignements des Sages. — À ces mots, mon ancien élève comprit son erreur; et se mit à pleurer à chaudes larmes, et à se tordre les bras: de désespoir. 一 Continuarit son persiflage, le juge lui dit: Au Chän-si, dans la famille Tsiäng, une veuve chaste vient de mourir. Je vais te réincarner dans son corps. Tu pourras pratiquer à ton aise la vertu propre aux gynécées. Je te promets même un monument après la prochaine mort. — Puis le juge ordonna de me donner la bastonnade.

Au vingtième coup je me réveillai dans ma loge. Je suis si bouleversé et si souffrant, que je ne saurais concourir.

D'ailleurs je ne réussirais pas, le juge me l’a dilv. — Quand il eut fini de conter cette histoire, il s'en alla, éperdu et pleurant.

Voyez Introduction XXI. 一 L'enseignement des Sages, c'est, en substance, l’imitation du ciel et de la terre. 一 Les histoires dames en peine, victimes de jeunes Leltrés, allant se venger sur eux au moment des examens, ou oblenant du moins qu’ils échouent, sont très nombreuses. 一 A la fête du {s’ing-ming, vers le 5

avril, chaque famille remet à neuf les tombes de ses ancètres.

4 et 49

48. À Tch'énn-tcheou-fou (Heûenan), à côté de l’hôtel de l'examinateur des Lettrés de la préfecture, se trouvait une maison à étage, contenant trois

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chambres, condamnée et fermée à clef.

On la disait hautée. — Vers le milieu de la période K'äng-hi (1692), l'examinateur d'alors Monsieur T'äng maintint la défense d'habiter ce local, sur ”le rapport que lui firent les vieux employés du tribunal. Cependant l'époque des examens étant venue, et le temps étant trés chaud, les candidats se trouvèrent à l’étroit. Deux d'entre eux, les bacheliers Wang et King, demandèrent la permission de se.loger dans la maison condamaée. Elle est hantée, leur dit l’examinateur. Ils ne le crurent pas, enlevèrent la serrure, et examiuérent l'ialérieur. Pas trace de poussière. On a voulu se moquer de nous, se dirent-ils; en temps ordinaire cette maison est évidemment habitée.

Js transportèrent leur literie à l’étage, et s'établirent chacun dans une des chambres latérales, laissant vide la ehambre du milieu où débouchait l'escalier. — Un peu avant minuit, le King se relira dans sa chambre. Le Wäng se moquait encore des récils des vieux satellites, quand un bruit se fit entendre au bas de l'escalier. Qu'estce? cria le King. Probablement, répondit le Wäng, que des farceurs veulent nous faire peur. Cependant bientôt tous les deux eutendirent que quelqu'un, montait l'escalier. Le King cria d’effroi.

Le Wang sortit de sa chambre avec sa bougie, dout la flamme devint si petite, qu'elle ne donnait pas plus de lumière qu'un ver luisant. Ayant peur péür de bon, nos deux hommes allumérent d’autres bougies, lesquelles ne donnerent qu'une lueur blafarde. Alors, au

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