‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 46 sur 231 · SE DRE | BUS BE SENS HIER RE · texte numérisé non relu

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haut de l'escalier, apparut un être velLu de noir, haut de deux pieds, sans yeux, - ni bouche, ni nez. Ses cheveux, longs aussi de deux pieds, se dressaient raides. Nos deux hommes appelérent au secours. Entendant qu'on venait, l'être mystérieux descendit l'escalier la tête la première. On entendit des sifflements autour de la maison, tandis qu’à Pintérieur tous les objets se mouvaient.

Le sabbat dura jusqu'au chant des coqs. Nos deux braves faillirent mourir de peur. 一 49. Le lendemain un vieux satellite dit: J1 est déjà arrivé ici jadis une autre histoire de spectre. Au temps où Monsieur P'än était examinateur, durant un examen, la veille du classement, vers minuit on enlendit résonner le tambour avertisseur. Monsieur P'än déjà couché, fit demander ce qu'il y avait. Le portier dit: Une femme échevelée est sortie de Fenclos des examens, .

et a demandé à voir l’examinateur. Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas recevoir une femme durant la nuit. Je ne suis pas une femme, dit-elle; je suis un koëi. J'ai une plainte à déposer entre les mains du grand homme... Je restai un moment trés effraÿé. Elle en profita ”pour battre elle-même le tambour. 一 Tous les officiers de la maison étaient perplexes. Enfin un.certain Tchäng, très brave de nature, alla demander au koëi ce qu'il voulait. 一 L'examinateur aurait bien pu me recevoir, dit le revenant; mais enfin, puisqu'il ne veut pas, voici men cas, que je vous prie de lui faire savoir. Je fus la femme du domestique un tel, dans la maison du letlré X de telle sous-préfecture. Le

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lettré s'éprit de ma beauté, et me fit des offres. Je refusai. {1 me battit. J'en parlai à mon mari, qui proféra des menaces. Mon maître je tua, puis tenta de me faire violence. Je lui dis de telles injures, qu'il me tua aussi, et enterra mon cadavre dans sou jardin, à l'ouest, sous une auge de pierre. Je demande qu'on me venge de mon maitre. — Est-il au nombre des candidats de cette session ? demanda le Tchang .一 Oui, dit le spectre; c’est le treizième de la seconde série. — Le Tchäng entra, et dit tout cela à Monsieur P'än.

Celui-ci examina ses listes. Le numéro et le nom indiqués par le revenant, concordaient parfaitement. Alors l'examioateur envoya le Tchäng dire au revenant, qu’il se tint tranquille, qu’une enquête judiciaire serait faite sur son accusation. Le koëi leva les yeux au ciel, poussa un sifflement, et disparut.— Monsieur P'än avertit les tribunaur.

Le cadavre de la femme fut trouvé à l'endroit indiqué sous l’auge de pierre. Le Lettré subit la peine légale de son crime.

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