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convaincu du spiritisme, Voici ce qui lui arriva, alors qu’il gouvernait T'äitcheou (Kiäng-sou). Un jour qu’il iavilait Îles esprits, son appareil s’agila violemment. Le pinceau écrivit d’abord « P'ân-p'an». Puis, après une pause, il écrivit de nouveau «je vous suis destinée pour votre existence future ». —
Liôu pensa qu’il avait affaire à la poé-
tesse Koän-p'anp'an. Il écrivit « pourrions-nous nous voir?» et brûla le bi let... « Cotle nuit» répondit l'appareil.— Quand le soir fut venu, Liôu tomba dans une sorle d'état cataleptique. A la auit close, une bouffée d’air froid envahit l'appartement. Une femme trés.
belle entra. Elle était splendidement vêtue, et tenait à la main une lanterne entourée de gaze rose. Elle alla droit au Liôu. — Celui-ci suait de frayeur. — Vous avez peur de moi, dit la femme:
c'est que notre leinps n'est pas encore venu. Cela dit, elle se retira. 一 Cependant, depuis lors, le Liôu la rappela de temps en temps. Elle se rendit chaque fois à son désir. — Un jour que le.
Liôu, de passage à Yäng-tcheou ( Kiängsou), élait logé à la pagode T'iénning-seu, il Jui prit fantaisie de communiquer avec son amie. Il. disposa son appareil, écrivit l'invitation et la brûüla. Aussitôt l'appareil s'anima et écrivit à grands traits: «Je suis Wéi-
t'ouo, le Protecteur. Je vous fais savoir
que vous êtes la dupe d’un fantôme.
Ignorez-vous à ce point les lois du Ciel? Ne savez-vous pas que le Sibinnc Souverain ne hait rien tant que les communications entre les vivants et les morts? Cette faute est pire que la pire
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vous sinceretmbht…et ‘déliéz:vons dé- sormais de cette diablesse ». — Atterré, le Liôu se prosterna et battit de la tête.
Puis il brula son appareil divinatoire, et ses recueils de charmes. Les visites nocturnes cessèrent du coup. 一 Quelques années plus tard, en feuilletant les annales de T'âi-tcheou, Liôu-kiecheu tomba sur ke passage suivant: « Non loin du prétoire de la ville, se trouve une tombe datant de la dynastie Séng (10e-12e sjécle). Là est enterrée la sorcière Mà-p'anp'an. Elle fut trés habile dans son art, et fit bien les vers à la manière de Süôu-tongp'ouo». — Liôu-kiecheu comprit .alors à quel spectre il avait eu affaire.
Voyez Introduction XVI. 一 Le crible auquel est suspendu le pinceau, repose ordinairement sur un plaleau qui porte le papier ou la cendre ; de là l'expression « plateau divinatoire ». La question est posée oralement, ou écrite puis brûlée. Ce dernier procédé est aussi employé dans les pagodes, par les suppliants qui veulent faire savoir leurs désirs aux chénn. Ils écrivent sur un papier jaune, qu'ils expédient ensuite à destination en le brûlant. 一 Sur Wéi-t'ouo le Protecteur, voyez TP pages 324 et 327. Ce Boudilhiste athée parle au nom du el et du Sublime Souverain ( TP page 339). Telle est la confusion des dogmes des diverses sectes, dans la résultante finale de la religion pratique. 一 Sôüu-cheu
{ tongp'ouo ) est le célèbre poèle du onzième siècle. 一 Ce texte esl du dix-huitième siècle.
Près de Häng-tcheou (Tchéekiang), à Wäng-sien-k'iao, vivait un jeune Lettré du nom de Tcheôu. Il avait encore sa mère, envers laquelle il exerçait la piété filiale de la manière la plus édifiante. Mais sa jeune épouse
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