‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 57 sur 231 · RS NS SR · texte numérisé non relu

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‘un beau jeune homme de dix-huit ans

environ, fit son entrée. Après les salulations, dont le Yinn eut sa part, on s'assit. Vin et mets furent servis dans une vaisselle de jade et d’or. Puis la mariée fut invitée à sortir. Elle se fit attendre, selon l'usage. Enfin elle parut avec ses servantes, en brillant appareil, salua, puis s'assit à côté de sa mére.

Ou versa encore une fois le vin dans les gobelets d'or. — Cet objet, se dit le Yinn, pourra me servir de preuve, quand demain je raconterai à mes amis ce que j ai vu celle nuit... et il glissa son gobelet dans sa manche, accota si tête sur la table, et feignit de dormir. - L'hôte est ivre, se dirent les gens de 14 noce; et ils ne s'occupérent plus du Yinn. — La musique joua, le mari partit, emmenant la mariée. Les servants desservirent les tables et rangé:

rent la vaisselle. 1s constatérent qu'il manquait un gobelet en or. 一 C'esl l'hôle qui l'aura pris, se dirent-ils. - Tenez-vous tranquilles, dit le vieil lard. — Un instant après, toutes le!

lumières s'éteignirent. Le Yinn leva À tête. La propriété était déserte et silen cieuse, comme elle était quand | était entré. On sentait seulement enco l'odeur du vin et des ragoûts. - L'orient blanchissait. Le Yinn sorti paisiblement, le gobelet dans sa man che. Ses amis l’altendaient à la porté En le voyant frais et dispos, ils pretel dirent qu'il était sorti furtivement | soir ct rentré le matin. Il leur cont son aventure, et exhiba le gobelel Sachant bien que, pauvre comme . était, il ne possédait pas-un objet aus

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