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précieux, ils crurent son récit. — Plus tard Yinn-t'ienkoan devint docteur, et mandarin de FPéi-k'iou. Une famille Tchôu fort riche de cette ville, l’invita à diner. Pour lui faire honneur, le maitre de la maison ordonna d'apporter ses gobelets en or. Le domestique revint, et lui dit un mot à l’oreille. Le maître parut mécontent. Un instant après, les gobelets furent servis. Le Yinn constala qu'ils étaient absolument pareils à celui qu'il s'était approprié.
Il y en avait sept. — Figurez-vous, lui dit le maître de maison, que j'avais un service de huit gobelets pareils. Depuis dix ans la boîle qui-les contenait n’a pas élé ouverte. Je l'ai fait ouvrir en votre honneur. Voici qu'on m'annonce qu’il manque un gobelet. Mon service est dépareillé. — Je pourrai peut-être le rappareiller, dit Yinn-t'ienkoan. 一 Quand il fut rentré chez lui, il envoya son gobelet à Monsieur Tchôu. C'était le huilième. — Monsieur Tchôu alla le remercier. Le mandarin Yinn lui racouta son histoire. — 1! est donc parfaitement prouvé que les renards empruntent des objets précieux, les transportent à mille stades de distance, mais les restituent ensuite.
Voyez Introduction NX. 一 La croyance que les renards empruntent ce qui est à leur convenance, puis le rapportent, est générale dans le nord de la Chine.
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