‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 59 sur 231 · OT · texte numérisé non relu

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jeune fille s'aimaient et s'étaient promis mariage. Le jeune homme fut pris pour le service militaire, partit, et ne revint pas durant plusieurs années. Les parents de la jeune fille la donnèrent à un autre. Elle protesta. Ses parents la livrérent quand même. Elle mourut de chagrin. — Le jeune homme étant revenu des frontières, demanda où était sa promise. On lui dit ce qui élait arrivé. Il alla pleurer sur sa tombe; puis, ne pouvant résister au désir de la revoir, il démolit le tertre et ouvrit le cercueil. Aussitôt la morte revint à la vie. ]1 la prit sur son dos et la porta chez lui. Au bout de peu de temps, elle se trouva valide, — Alors celui à qui les parents l'avaient donnée, la réclama par devant le mandarin. Celui-ci n'osa pas décider, et l'affaire fut déférée au . grand-juge. Le verdict fut: «Ce cas dans lequel une fidélité parfaite a touché le ciel et la terre au point qu'ils ont fait revivre une morte, ne doit pas êlre décidé d'après les lois ordinaires.

Que la fille soit donnée à celui qui ouvrit son cercueil». .

Voyez Introduction IX.

Oû-t'ang était originaire de Lôuling (Séu-tch'oan). Il était passionné pour la chasse depuis son enfance, et si habile tireur qu'il ne manquait jamais son coup. Un jour de printemps, qu'il était allé chasser accompagné de son fils, il rencontra un chevreuil qui

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