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TEXTES. Lois e 21148
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Tchao-cheu raconte que, au temps où il était étudiant, un condisciple dormant profondément dans une cellule relirée du collège, ses camarades voulant se divertir, disposèrent devant son lil des parfums, des bougies, des fleurs, des fruits, du papier-monpaie, tout ce qu'on dispose devant les morts. Puis ils se mirent à l'affût, pour voir ce qui arriverait. A la fin, le dormeur s'éveilla, considéra cet appareil, et dit: il parait que je suis mort. Sur ce, il se recoucha, poussa quelques soupirs, et parut se rendormir. Comme il restait toujours étendu, ses condisciples l’examinérent. 11 était vraiment mort. Ils enlevérent prestement les parfums et je reste, et se promirent mutuellement le secret. — Evidemment l’âme supérieure de ce jeune homme, partie durant son sommeil, se trouvant à son retour en présence de cet appareil funèbre, avait cru ne plus devoir rentrer dans son corps, et s'était dissipée.
‘Voyez Introduction IX et X. — Texte du treizième siècle. .
Durant le second niois de l'an 1738, la foudre tua un soldat. Cet homme avait bonne réputation. Aussi fut-on très étonné de le voir mourir foudroyé.
Alors un vieux soldat du même corps, révéla ce qui suit. — Sans doute, dit-il,
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depuis bien des années, cet homme se conduisait bien. Mais, il y a de cela vingt ans, durant une expédition, il commit une faute, que je sais, pour avoir été alors son compagnon. Comme notre général chassait au pied du mont Käo-t'ing, mon camarade dressa notre tente au bord d’un chemin. Sur le soir, une jeune bonzesse passa par là. Proftant de ce que le lieu était désert, mon camarade la saisit, l’entraîna dans la tente, et voulut lui faire violence. La bonzesse résista énergiquement, et réussit à s'échapper, sans son pantalon, qu'il lui avait arraché. Comme il lui donnait la chasse, elle se réfugia dans une ferme. Mon camarade revint fort désappointé. — Dans la ferme où la bonzesse avait cherché asile, il n'y avait qu’une jeune femme avec son petit enfant, le mari travaillant au dehors. La jeune femme ne voulut d’abord pas recevoir la bonzesse. Mais, quand celleci lui eut raconté son aventure, et l’eut Suppliée de la garder pour la nuit, la femme touchée de compassion y consentit, et lui prêta son pantalon de re-
Change, que la bonzesse promit de rap-
porter au plus tard le surlendemain.
Avant l'aube, la bonzesse partit. — Ce:
jour-là, le fermier étant rentré crotté, demanda à sa femme son pantalon de rechange. Celle-ci ayant ouvert le coffre aux habits, n’y trouva que son propre pantalon; celui de son mari manquait.
Elle comprit alors que, par inadvertance, elle avait donné à la bonzesse le pantalon de son mari au lieu du sien. — Avant qu'elle eût imaginé que dire pour s’excuser, le petit enfant