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s'écria: c'est le bonze, qui a passé la puit, qui l'a emporté. — Le fermier dressa l'oreille. Que dis-tu 1à? demanda-t-il à l'enfant. — Hier soir, dit celuici, un bonze est venu. A sa prière, maman l'a gardé pour la nuit, et lui a donné un pantalon. 1 est parti avant le jour. — Ce n'était pas un bonze,
- c'était une bonzesse, protesta la fem-
me. 一 Le mari ne la crut pas. Il lui dit les pires injures. la battit crucllement, puis alla conter sa disgrâce à tous ses voisins. La chose étant arrivée durant la nuit, ceux-ci ne purent rien dire pour la défense de la femme. — Outrée de l'affront qui lui était fait, celle-ci se
-pendit, Le mart mit son cadavre en
bière. 一 Le lendemain, au moment où ii ouvrit sa porte, la bonzesse se présenta, pour remercier du service rendu, avec le pantalon emprunté, et un panier de gâteaux. Dés qu'il la vit, l'enfant s'écria: papa, voilà que le bonze, qui a passé la nuit ici, est revenu. 一 Le fermier comprit alors son erreur.
Fou de deuleur, il assomma sorenfart devant le cercueil de sa mère, puis se pendit. — Pour s'éviter les tracas et les frais d'une déclaration au mandarin, les villageois ensevelirent toute eette famille, le père, la mère et l'enfant, et aucune recherche ne fut faite. Cependant, un an après, notre général étant de nouveau allé chasser dans les mêmes parages, ils lui parlérent du malheur causé par l'un des siens. Seul à savoir qui était le coupable, je ne le dénoncai pas, mais l'exhortai fortement, el il° changea de vie. Je pensais que sa bonne conduite aurait couvert son méfaik,
1 — 9,3 一 Et voilà que, après vingt ans, le Ciel l'a frappé. On ne lui échappe pas.
Voyez Introduction IV. — Bonzes et bonzesses ont la têle rasée, et portent des vêtements presque identiques. Un pelit enfant peut les confondre facilement. Voyez TP pages 446 et 448. 一 L'ameublement d’un paysan chinois comprend, une caisse pour les sapèques,
un coffre pour les habits, quelques jarres et paniers pour les provisions.
En 1673, durant l'hiver, un mar chaud venant du midi, allait pour ses affaires au Chän-tong. Îl avait dépassé Sü-tcheou-fou, et approchait de Fôu-li.
La nuit vint. A la deuxième veille, le vent du nord se mit à souffler avec violence. Le marchand vit alors, au bord de la route, la lanterne d’une auberge. Il entra, demanda du vin à boire, et un gîte pour la nuit. Les gens de l’auberge parurent contrariés. Cependant un vieillard, le voyant harassé, cut pitié de lui et lui dit: Nous venons de préparer leur souper à des soldats qui reviennent de loin. Il ne nous reste pas de vin à vous donner. Mais, à droite, il y a un cabinet, où vous pourrez passer la nuit... Cela dit, il conduisit le marchand au lieu indiqué. — Celui-ci souffrant de la faim et de la soif, ne put pas s'endormir. Bientôt il entendit, dans la cour, uu bruit confus d'hommes et de chevaux. Piqué de curiosité, il se leva, et regardant par une fente de la porte, il vit la cour de l'auberge et les alentours remplis d'hommes d'armes, qui, assis à terre, buvaient, mangealent, el parlaient de ,
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