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69. 一 133 forme que celles de ‘la Troisième. — Cette nuit, il fut le seul hôte de l’auberge. La Troisième le traila d'autant :
micux. Avant le coucher elle lui demanda ce qu'il désirait encore. — Je désiresais, dit-il, prendre quelque chose demain matin, avant de partir. 一 Vous serez'salisfait, dit la Troisième. 一 Durant la nuit, même manège que la fois précédente. — Au jour, la Troisiéme se présenta, mit sur la table un plat de galeltes, puis s'absenta un instant. Vite, Tchäo-kihouo prit une des galettes ensorcelées, la remplaca par l'une des siennes, puis'attendit que la Troisième revint. — Quand elle fut rentrée: Vous ne mangez pas, ditelle. — J'attends, répondit-il, que vous me leniez compagnie. J'ai apporté quelques galetles. Si vous ne goûtez pas les miennes, je ne mangerai pas des vôtres. — Donnez, dit la Troisième. — Le Tchäo lui passa sa galette, qu'il avail ôlée du plat. A peine y eut-elle mordu, qu'elle lomba à terre, se mit à braire, et se releva, ânesse ‘superbe.
Tchäo-kihouo la harnacha, la monta, et continua son voyage. Il s'était aussi emparé du bouvier, du bœuf et de la charrue; mais, n'ayant pas la formule, il ne put jamais les animer, ni changer personne en âne. — Quant à la Troisième, ce fut l’ânesse la plus vaillante qu'on pût imaginer. Rien ne l'arrêlait. Elle faisait cent stades par jour. — Quatre ans après sa métamorphose, Tchäo-kihouo fit sur son dos le voyage de Tch'äng-nan. Comme il passait près du temble du mont Hoà, soudain un vieillard se mit à battre des