‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 70 sur 231 · ÉN>ERD · texte numérisé non relu

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mains, puis dit en rian£: Eh! la Troisiéme de la passerelle, comme te voilà faite!.. Puis, saisissant la bride de l'ânesse, il dit à Tchâo-kihouo: Elle a eu des lorts envers vous, c'est vrai; mais la pénitence qu'elle en a faite est suffisante ; permetlez que je la délivre!

Et saisissant à deux mains la bouche de l’ânesse, il en déchira les commissures. — Aussitôt la Troisième sortit de ja peau de l’ânesse, sous son ancienne forme humaine. Elle salua le vieillard et disparut. On n'eut jamais plus de ses nouvelles. |

Voyez Introduction XVIII. 一 Texte du neuvième siècle. — Bon spécimen des légendes taoïstes. Le vicillard de la fin, est un tdo-cheu doué de seconde vue.

Tout le monde dit que, quand un homme trés violent est à l’agonie, si le koëi chargé d'appréhender son âme ne vient pas à bout de lui, il réquisitionne d'autres koëi pour lui prêter main forte.

En pareil cas, les koëi réquisilionnent aussi parfois des hommes. Témoin l'histoire suivante. — A Yäng-tcheo (Kiäng-sou), la femme d'un certain T'äng, était une virago lerrible. Elle avait fait périr je ne sais combien de concubines et servantes de son mari.

Un jour elle tomba gravement malade.

Dans son délire, elle ne cessa de proférer des injures, et de gesticuler comme si elle se baltait contre quelqu'un. — À côté des T'âng, habilait un certain Sû, lequel était doué d’une force prodigieuse. Soudain cet homme

perdit connaissance. jl criait et gesticulait, comme quelqu'un qui lutte avec acharnement. Cela dura jusqu'au troisième jour. Alors le Sû, revenu à Jui, raconla ce qui suit... Les koëi envoyés par le juge des eufers pour appréhender la vieille T'âng, n'en sont pas venus à bout. Ils m'ont réquisitionné. J'ai do lutter contre cette vieille durant trois jours. Enfin j'ai réussi à lui nouer une corde au pied. Les koëi l'ont saisie, et m’ont rendu la liberté. 一 On alla voir. La vieille Tang venait d'expirer. Elle avait au pied gauche une ecchymose bleue.

Parfvis même des vivants sont satellites attitrés du juge des enfers. Voyez le numëto suitani.

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L'histoire suivante arriva, alors qu'il élait encore jeune. étudiant, à l'académicien Chènn-heouu de Tchôutounn (Hôu-pei). 1} avait un condisciple nommé Tchäng, qu'il aimait beaucoup: Cet ami n'étant pas venu à l'école durant plusieurs jours, Chènn s'informa, et apprit qu'il était gravement malade. Il alla chez lui, pour iui faire visile. Devant le temple des-ancelres de la famille, il remarqua un personpage à la haute stature, qui vérifiait l'inscription placée au-dessus de la porte. Le trouvant suspect, Chènn défit sa ceinture, s'approcha par derrière, et le fil prisonnier en lui liant les jambes.

Que faites-vous là ? lui demanda-t-il. 一 Le jeune Tchäng doit mourir, répondit le prisonuier. J'ai ordre d'averlir les

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