‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 75 sur 231 · DE D NN EN · texte numérisé non relu

DE D NN EN

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son voisinage, deux hommes, le père

. et le fils, habitaient seuls une maison.

Le père étant mort, le fils fit inviter Liôu-ihien à venir faire le portrait du défunt, et sortit pour aller acheter uw cercueil. Quand Liôu-ihien arriva à (4 maison mortuaire, il n’y avait pérson< ne. Ne trouvant pas le corps dans!

chambre du bas, il monta à l'étage. L cadavre était étendu sur le lit de cam d'usage. Liôu-ihien s'assit, étendit s papier, et prit son pinceau. 一 Soudai le cadavre s'assit sur son séant, bâill el s’étira. — Gare! se dit Liôu-ihien c'est un vampire. Si je bouge, il sau tera sur moi; si je m'enfuis, ‘il courrd après moi* Le mieux est de rester tra quille et de dessiner. — Il dessina donc. Chacun de ses mouvements, en provoquail un semblable dans le corps

. du vampire. — Enfin le fils du défunf

rentra. Quand il vit le cadavre de son père assis sur sa couche, il s'évanouil de terreur. Un voisin élant monté à l'& tage, s'évanouit de même. Liôu-ihiet dessinait toujours. 一 Enfin il entendif dans la cour, les portefaix qui appon laieut le cercueil. Armez-vous de bala el montez vite, leur cria Liôu-ihien.

Les portefaix comprirent, montèren tombérent sur le vampire à gran coups de balais, l'abattirent sur sa co che, puis l’enfermérent dans le ce cueil. Ensuile on ranima, avec de tisane de gingembre, le fils et le voisi Voyez Introduction IX. — Si ce pauvre vieux

fut pas enterré vivant, il eut de la chance. — Les k craignent les balais faits en forme de verges. Cel croyance remonte à une haute antiquité. Voyez TP pà

83 et 85. Les balais anciens étaient en roseaux, moderues sont plutôt en bambou.

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Hoâng-siangtcheou raconte qu’un paysan de ses voisins avait un fils âgé de quinze ans. Cet enfant fut tué par la foudre. Le père fit une offrande au genie de la foudre, et l’accompagna de ces paroles: O génie de la foudre, qui oserait t'offenser? O foudre, qui pourrait te résister? Néanmoins, 6 génie de la foudre, je me permets de te demander ceci. Est-ce pour un crime commis durant cetle vie, que tu as frappé un enfant de quinze ans, incapable de mal? Si c'est pour un crime commis dans une existence précédente, que tu l'as frappé, pourquoi. lui avoir donné la vie? Génie de la foudre, génie de la foudre, qu'as-tu à répondre à ceci? — Quand il eut déclamé celte adjuration devant son offrande, le père l'écrivit sur un papier jaune et la brûla. 一 Soudain un coup de lonnerre retentit, et l'enfant ressuscila.

Voyez Introduction IV. 一 D'après les Bouddhistes, l'âme expie d'abord ses démérites positifs, les péchés de cette existence, dans les supplices du purgatoire ; ensuite, réincarnée, elle expie son manque de mérites, par l'ab— jection de sa condition durant son existence suivante. La foudre tue les grands criminels, pour des péchés récents et notoires ; ou détruit leur réputation imméritée, eu brisant leur tombe, alors que les contemporains peuvent encore savoir nourquoi. La conscience populaire n'admet pas, qu’un homme soit foudroyé pour des péchés que ses contemporains ignorent, puisqne la foudre est considérée comme un averlissement salulaire donné par le Ciel à ces contemporains, et qu'ils doivent compreudre. Dans les cas très rares, où la foudre frappe encore ct ercore, de généralion en génération, quelqu'un de ces criminels historiques, exécration du genre humain, comme Pdi-k'i le massacreur (TH page 224), chaque fois la foudre écrit le hom du scélérat sur le corps foudroyé, reptile venimeux vu autre. Car ceux-là, dit le peuple, le Ciel les abhorre, et veul que les hemmes de tous les temps les abhorrent de mème.

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