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(Tchée-kiang), élait allé à Chä-henetan pour affaires. 11 y acheta une demilivre de macres, qu'il mit dans son sein. Au retour, comme il passait par un endroit solitaire semé de tombes, il crut sentir que le paquet diminuait de volume. Il mit la main dans son sein, Ses macres élaient parties. Il retourna sur ses pas pour les chercher, el les trouva, déjà pelées, dans un cimetière auprés duquel il venait de passer. Il les ramassa, les remit dans son sein, rentra chez lui, et se mit à les dégusler. Soudain, saisi d’un transport, il se
" mit à crier: «Voilà si longtemps que
nous n'avons mangé de macres. Nous les tenions, et tu nous les as ravies.
Avare! Pour Le punir, nous sommes tous venus. Si tu ne nous régales pas comme il faut, nous ne partirous plus.» — Comprenant qu'ils avaient affaire à une bande de koëi, les gens de la mai-
Son Ss'empressèrent de leur préparer
un bon repas, et leur firent Loute sorte d'excuses. Enfin ils les congédiérent. 一 A Hâng-tcheou, quand on congédie des koëi, l'usage est que quelqu'un marche devant pour leur montrer le chemin, landis qu'une autre personne ferme vivement la porle pour les empêcher.
de rentrer. Au moment où, Iles koëi élant : congédiés, on ferma la porte, Yinn-ueheng se mit à hurler: « Les.
hôtes ne duivent-ils pas être traités avec Civilité? Voilà qu’on m'a écrasé un picd, en fermant brusquement la por-te, alors que je u’élais pas encore sorti!
A moins qu'on ne me serve un feslin, je ne m'en irai pas! » — La famille servit le feslin et fit des excuses. Alors
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