‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 80 sur 231 · DROLE + NID RE | DRBDIRRHÉEN · texte numérisé non relu

DROLE + NID RE | DRBDIRRHÉEN

demandent, — Quelle distance ya-t il? — Cent stades. — Qu'est-ce qu'un Stade? — 250 pas. 一 La jeune fille

grava ces chiffres dans sa mémoire. À partir de ce jour, chaque nuit, quand son père élait endormi, elle sortait dans la cour, et là, une baguette d’encêvs à la main, elle allait et venait, comptant soigneusement tous ses pas. Enfin, quand elle n’en pouvait plus de fatigue, prosternée dans la direction du mont Yä-ki, elle disait: Veuillez m'excuser de ne pas aller à votre temple. Etant fille, 8 ne le puis. — Au bout de quinze jours, elle eut fait 25 mille pas. C'était juste le moment où les pélerins affluaient au mont Yä-ki de toute part, pour vénérer la déesse de l'aube primordiale.

Il y avait foule. Nobles et gens du peuple se coudoyaient. Dès le chant du coq, c'était à qui pénétrerait dans le temple. Car, disait la tradilion, celui qui, le matin, offrait le premier son encens, élait certainement exaucé. 一 Ce jour-là, dés l'aube, un eunuque très riche, venu de Pékin, bloquait la ports du temple, afin d'arriver le ren 人 Dés que la porte Souvrit,il entra Quelle ne fut pas sa surprise, en ar rivant devant l’encensoir, d’y trouv piqué un bâtonnet dencens fumant.

se fâcha, et s'en prit au gardien d temple. — La porte était fermée,

celui-ci; je ne sais qui peut avoir offe cetencens. — Je reviendrai demain main, dit l'eunuque; fermez mieux votre porte. — Le lendemain, bien avan l'aube, l’eunuque était devant la porte.

Quand elle s'ouvrit, il courut vers l'encensoir. Un bätonnet d’enceus !4

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fumait déjà, et, devant l’encensoir, une silbouelle de jeune fille était prosternée. La silhouctite s'évanouit, au bruit que fit l’'eunuque. — Qu'est ceci? demanda celui-ci. Des koëèi ou des koäi offrent-ils de l'encens à cette déesse ?..

Et il sortit du temple, pour demander aux pélerins qui affluaient, ce qu'ils en pensaient. 一 Ah ! s’écria soudain la matrone dont j'ai parlé plus haut, c'est bien Sur la pieuse fleuriste de Pékin.

Ne pouvant pas venir en corps, elle aura envoyé son âme, pour impétrer la guérison de son vieux père. 一 L'eunuque fut très édifié. Dés qu'il fut rentré à Pékin, il alla visiter la jeune fille, la loua de sa piélé filiale, et la secourut généreusement. Le vieux père guérit.

L'aisance revint dans le pauvre ménage.

Enfin la jeune fille épousa un riche négociant.

Voyez Introduclion X. 一 Péesse de l'aube primor- | diale, titre dans le goût taoïste. Vogez TH page 1845. 一 C'est la fameuse déesse du mont T'di-chan, petitefille du dieu de la montagne, patronne et surveillante des renards, inventée par les Taoistes modernes, et très

sénérée par le peuple sous le nom vulgaire de 天 D Ni Tiën nai nai, grand‘mère céleste.

SAR BRS TAENRNEE SR

À Heüe-kien (Tchèu-li) vivait un cerlain Ting. C'élait un mauvais garnement, un chercheur d'aventures. H allait seul dans les lieux fréquentés par les renards, et y posait des billets, dans lesquels il sollicitait Jeur amilié. 一 Un jour un renard lui apparut sous forme humaine, lui dit qu'il avait 30 ans et qu'il s'appelait Où. L'amitié de ces

deux individus fut bientôt très intime.

Le Ting dit à qui voulait l'entendre, qu'en fait d'amis, aucun homme ne valait un renard. — Un jour le Ting dit au Où: Je voudrais bien voir Ja fête des lanternes (quinze du prerziel mois) à Yäng-tcheou (Kiäng-sou). 一 Rien de plus facile, dit le renard. — Or, de Heûüe-kien à Yâng-tcheou, il y a bien deux mille stades. — Mets mon habit, dit le Où au Ting, ferme les yeux, et viens avec moi. — Soudain | Ting se sentit enlevé dans l’espace.

L'air sifflait à ses oreilles. En un ins- Lant, il fut transporté à Yäng-tcheou, au-dessus de la demeure d'un riche négociant, où on jouait précisément la . comédie. Soudain Koän-ti parut sur ] scène en brandissant son sabre. Le renard effrayé lâcha le Ting, qui tomba du ciel en pleine fête. Il fut aussilil appréhendé et livré au mandarin comme magicien. [1 raconta son histoire, et fut renvoyé à Heûe-kien par la poli:

ce. — Quand il revit son renard, il lui fit des reproches. 一 C'est que je sui limide, dit celui-ci; Koän-ti m'a fai peur; et puis je voulais revoir ma fem me. — Ah! tu es marié, dit le Ting. - À la manière des renards, dit le Où Nous vivons avec des filles ou des fem mes de bonne famille. C’est Mademoi selle Li, ta voisine, qui est ma femme. - Je voudrais bien la voir, fit le Ting. - Pas difficile, dit le Où. Mets ce gilet, el Lu pourras passer par toutes les fené.

tres. — Le Ting mit le gilet, et s'introduisit chez les Li, durant la nuit.

Ici j'ai dù supprimer un passage par trop indé cent, mais aussi fort intéressant. L'auteur décrit l'état

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