‹ Folk-lore chinois moderneChapitre 84 sur 231 · TRE · texte numérisé non relu

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Kinnaras.

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sous-préfecture de Fôüng-tou, fut chargé de porter un document au préfet de K’oëi-tcheou. Notre homme s’appelait Ting-k'ai. Il passa par la passe dite Koëi-menn, porte des morts. Il vit là une stèle, qui portait ces mots: Limite des deux mondes. 1l flâna quelqu: peu aux environs, puis voulut continuer son chemin, mais ne put plus retrouver la route. Errant à l'aventure, il arriva à un pelit temple en ruines. La statue principale était brisée. A côté, un satellite à tête de bœuf (kinnara) était intact, mais couvert de poussière et de toiles d'araignée. 一 Chacun est sympathique à ceux de son métier. Avec sa manche, le satellite épousseta le kinpara, puis se remit à errer à l'aventure.

. Bientôt il arriva à une rivière. Au bord de l’eau, une femme lavait des légumes.

Il s’approcha pour lui demander son chemin. C'était sa femme, morte depuis longtemps. — Toi ici, s’écria-t-elle, en voyant son ancien mari. Comment es-tu entré vivant dans le pays des -morts ?.. Puis elle lui raconta que le juge des enfers l'avait mariée à un kinnara, dont elle faisait le ménage. 一 Peux-tu me remettre sur le chemin du monde des vivants? demanda Tingk'ai. — Cela n’est pas en mon pouvoir, dit la femme. Attends que mon mari soit rentré, et je lui en parlerai. C’est assez curieux, tout de même, que j'aie à négocier entre mes deux maris, l’un terrestre et l’autre infernal! — La femme conduisit Ting-k'ai à son logis.

Bientôt quelqu'un frappa à la porte.

Effrayé, Ting-k'ai se cacha sous le lit.

La femme ouvrit la porte. Le Kinnara

entra, 0ta sa tête de bœuf, el la déposa sur un guéridon. Îl avait une autre tête humaine. Il se mit alors à causer el à rire avec sa femme, lui raconta ce qu'il avait vu et entendu au tribunal du juge des enfers, et finit par demande à boire et à manger, pour se refafre de ses fatigues. Tout à coup, humant l'air, il dit tout étonné: Je sens l'odeur d'un homme vivant. — Alors la femme tira Ting-k'ai de dessous le lit, le présenta au kinnara, et parla en sa faveur. 一 Mais je te connais, dit le kinnara, apré avoir dévisagé Ting-k'ai; c'est toi qui m'as épousseté dans la pagode. Attends que je m'informe de ce qui est inserit, à ton sujet, sur le livre du destin. Je suis de service demain. J'en profiterai pour fureter dans le grand livre. - Cela dit, le kinnara invila Ting-k'ai 4 s’attabler avec lui et sa femme. 出 burent d'abord. Quand les mets arrivè rent, Ting-k'ai allait étendre la mait pour se servir, quand le kinnara ?ae:

rêta et lui dit: Prends garde! Boin avec les koëi, n’a pas de conséquence Mais dès qu'on a goûté à leurs aliments on ne peut plus retourner dans le mo

de des vivants. — Le lendemain | kinnara alla à ses affaires. 11 ne revin que le soir. Sois tranquille, dit-il ; Ting-k'ai; il te reste encore plusieur années à vivre sur Ja terre. Je sui justement chargé d'une mission das le monde supérieur pour demain. Je

reconduirai moi-même. — Au momen du départ, le kinnara remit à Ting-k'a un lambeau de peau et de chairs, € lui disant: Ceci te rapportera gros. - Qu'est-ce? demanda Ting-k'ai. — 外

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