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toil? criérent des voix dans l'intérieur. — Liôu-kiecheu fut prestement descendu par des satellites à cuirasse d'or, qui prirent aussi le koëi. Tous deux furent présentés à un personnage vénérable, à longue barbe blanche, et vêlu en roi. — Que viens-tu faire ici?
demanda le vieillard. — J'ai été envoyé par Koän-yinn, dit le Liôu, pour vous ramener cet évadé. — Voyez si c'est vrai, dit le vieillard à ses satellites. — Ceux-ci examinèrent le visage du Liôu.
C'est vrai, dirent-ils; son visage émet un reflet rouge. — lis procédérent ensuite à l'identification du koëi. L'’ayant reconnu pour un être très malin, ils le piquèrent avec une fourche, et le jetérent dans un bassin, où des serpents et des tortues énormes le dévorérent en un instant. — Le Liôu pensa que, pour une fois qu'il était descendu aux enfers, c'était le moment de s'informer de son passé et de son avenir. Il s'adressa à f’un des satellites. Dans ta précédente existence, lui dit celui-ci, tu fus enlevé, à l’âge de neuf ans, par un brigand qui te vendit huit taëls.
Tes parents moururent de douleur, et toi tu péris de misère. Tu mas pas encore expié tous tes démérites. Vers la fin de la présente existence, tu deviendras aveugle. — Ces confidences intéressantes furent inlerrompues par les cris de « Ordre d’en haut de renvoyer Liôu-kiecheu dans le monde supérieur ».. Le personnage royal lui souffla trois fois dans le dos. Soulevé par ce souffle, le Liou remonta dans le puits par lequel il était descendu. En trois poussées, il fut rejeté dans le monde
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des vivants. — Il alla rendre compte de sa mission au temple de Koän-yina Quel ne ful pas son étonnement dk voir, près de la déesse, son doubk absolument ressemblant. — 11 est faux celui-là, dit le Liôu. — C'est toi qui & faux, dit le double. 一 Taisez-vous, Koän-yinn. Liôu-kiecheu, ton à supérieure que voici, était mauvai je te l’ai douc extraite avant ta descen aux enfers; je vais t'en donner ù meilleure. — Liôu-kiecheu (corps àme inférieure) remercia, et salua âme. Celle-ci ne lui rendit pas sa salut ; je suis la supérieure, dit-elle. « Puis, s'adressant à Koän-yinn, ne dit: Puisque vous voulez me change détachez mes attaches, mais sans 地 faire de mal. — Sois tranquille, Koän-yinn, qui tira de ses cheveux u longue broche, l'enfonça dans le fa gauche de Liôu-kiecheu, et comme à dévider ses entrailles. Au fur et mesure que cette opération progres le double diminuait. 11 finit par di raître. À ce moment Koän-yinn fra un grand coup sur la table. — Li kiecheu se réveilla en sursaut, da son lit, à Sôu-tcheou. Il avait au fa gauche une cicatrice rosée. Un après, il reçut une lettre du Chan qui lui apprit que son ancien voisin U, était mort la nuit-même de ce C'est Liôu-kiecheu lui-même qui 中 raconté cette histoire.
Texte de la fin du dix-huitième siècle. — V Introduction X et XI. 一 Aegri somaia. Ces d aux enfers, sont évidemment des songes de fébrici Associations fantastiques des idées superstitieuses dost païens sont farcis. 一 Koan-yinn (voyez TP page lui soutira son âme supérieure, au moment où elle fa sur sun visage. Elle le fit, de peur que, s’il
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descendu aux enfers avec eette Ame coupable, il n'y fùt coffré. Restail à rompre les attaches organiques de l'âme supérieure, son pédoncule, ce qu'elle fit après son retour des enfers. Elle substitua à son ancienne âme supérieure, celle de son voisin et ani le [’, qui venait de mourir.