Maladie des poules
À votre porte On va vous la chanter :
Le joli mois d'avril Où l’on marie les filles, Je le vois bien par ma, Car mon père m'y marie.
S'il me marie, ce n’est pas malgré ma, A l’arrivée du joli mois de ma (mai).
Le joli mois de ma, Le mois le plus plaisant, Où les filles, les garçons, Auront de la souvenance ; Vous les verrez deux à deux par sous l’bras, A l'arrivée du joli mois de ma.
Le joli mois d'avril, Qui met sa femme en couche, Ïl n’a rien à lui donner, Qu'une pochée de croûtes.
Donnez-lui va du vin, elle en boira, A l’arrivée du joli mois de ma.
Le maître de la maison,
Qui descend dans la cave
Le piché dans la main,
Le ver’ dessus la table.
Versez-en va au moins cinq à six fas (fois), A l’arrivée du joli mois de ma.
Le maître de la maison
Qui couche o la maîtresse,
Si vous n'la caressez pas,
Elle n'en s'ra pas ben aise.
Caressez-la au moins cinq à six J'as, A l’arrivée du joli mois de ma.
Bonnes gens, vous qui dormez, Nous qui somm's dans la peine, A chasser les renards Qui sont dans vos avaines (avoines).
Ils mangeront vos poul’s et vos dindons, Tout alentour de vos jolies maisons.
Donnez-nous va des œufs,
Des œufs de vos poulettes,
Une douzaine ou deux
Pour mettre o d’l'a vinette ‘.
Donnez-nous va des œufs ou de l'argent,
On s’en ira ben pu joyeusement.
Si v'n avez ren à nous donner, Donnez-nous la servante, Ou la fill’ de la maison, C'est cor’ la plus plaisante ; Nous la promèn'rons tout’ la nuit o nous P ; Nous la ramèn’rons d'main au point du jour.
x + Le premier vendredi de chaque mois, la jeune fille des environs de Rennes qui veut connaître le jeune homme qu’elle épousera, fait ses prières du soir, monte dans son lit le pied gauche le premier, en disant :
Que Dieu me fasse voir en dormant,
Celui que j'épouserai de mon vivant.
1, Avec de l’oseille.
SJ
Lorsqu'une jeune fille désire voir en rêve.
le jeune homme qu'elle doit épouser, elle met, le cinq janvier, la veille des Rois mages, trois feuilles de laurier sous son oreiller et dit en se couchant:
Gaspard, Balthazar, Melchior, Dites-moi en dormant, Qui j'aurai de mon vivant ? (Bain.)
À Montfort, la jeune fille qui désire connaître son futur époux doit, dans la nuit de la Chandeleur (du premier au deux février) descendre de son lit, au coup de minuit, le pied droit le premier, et aller regarder dans un miroir devant lequel sont placées deux chandelles qu’elle aura eu soin d'allumer avant de se coucher. Elle y verra l’image de celui qui sera un jour son mari.
À Saint-Armel, les filles vont piquer des épingles dans le tombeau de saint Armel encastré dans un mur. Elles espèrent, par ce moyen, faire venir les amoureux.
Les jeunes filles du canton de Bain qui sont pressées de se marier, se rendent à la chapelle du Coudray et récitent la prière suivante :
Ma bonn’ sainte Vierge,
Donnez-moi un homme, J'vous donnerai un cierge ; Donnez-le-moi bientôt, J'vous l’ donnerai bien gros.
Dans le canton de Louvigné-du-Désert, les menhirs et les dolmens sont nombreux, et chacun d’eux a sa légende.
Quelques-unes de ces pierres sont appelées Roches Écriantes (roches glissantes). Elles sont visitées par les jeunes filles à la recherche de maris. Elles y vont en cachette le matin
ou le soir, s'asseyent sur le haut de la pierre et se laissent glisser jusqu’en bas. Elles déposent ensuite des bouts de rubans pour permettre aux fées d’attacher la filasse de leurs quenouilles, et l’année ne s'écoule pas avant qu’elles soient mariées. Elles s'y rendent
seules et sans être vues, personne autre que les fées ne devant posséder le secret de leur cœur. —
De
Dans lacommune de Miniac-sous-Bécherel, est une épine à /rois branches, connue dans tous les environs sous le nom d’Épine du Breil.
Les filles qui ont envie d’un époux doivent aller, certain jour, en faire le tour trois fois de suite, sans parler n1 rire. Elles sont certaines d’être mariées dans l’année.
On cite dans le pays de nombreux mariages accomplis par des jeunesses qui avaient rempli, en tous points, les conditions prescrites.
Une autre épine blanche qui se trouve près de la chapelle de l'Épine, dans la commune de Saint-Briac, a le même pouvoir.
Une foire importante a lieu, chaque année, le mercredi de Pâques, dans la commune de Saint-Pern, au milieu de la vaste prairie qui a remplacé l’ancien étang de Légouyer, aujourd’hui desséché. Les jeunes filles venaient jadis à cette foire (qui se tenait alors sur les bords de l'étang) chercher des maris qu'un arbre antique avait la vertu de leur procurer au seul contact de son écorce. On ajoute même que quelques-unes d’entre elles tenaient à traverser l'étang sur le dos de leurs fiancés
pour éprouver leur sincérité.
À Concreuil, dans le canton de Guemené- Penfao (Loire-Inférieure), mais tout près de l'Ille-et-Vilaine, les jeunes filles ont toutes des clous sous leurs sabots, et chacune d'elles a des clous différents. Tantôt c’est une étoile, un triangle ou bien les initiales du nom de la propriétaire des sabots. De sorte que les garçons peuvent facilement, en remarquant l’empreinte des clous sur le sol, suivre leurs bonnes
amies et aller les rejoindre, soit aux champs, soit à l’église.
Les filles de la campagne sont devenues coquettes : Elles vont dans les petites boutiques des bcurgs demander pour deux sous de survette. C'est une mauvaise eau de Cologne dont elles se parfument et qui, disentelles, fait que les gars les suivent à la sente. De là vient le nom de suivette donné à ce
parfum.
Au milieu de la forêt de Rennes, on voit encore les ruines d’une vieille chapelle qui était jadis sous l’invocation de saint Denis.
Une assemblée a lieu le dimanche qui suit le neuf octobre, jour de la fête de ce saint. Elle se tient au rond-point de la mi-forêt.
Toute la jeunesse de Rennes s’y rend et l’on dit à cette occasion :
A l'assemblée de Saint-Denis des bois, On y va deux, On en revient trois !
Sur le territoire de la commune de Combourtillé, est un rocher compris dans le fief Robert, autour duquel les jeunes gens fiancés vont, la nuit, à cloche-pied, afin de ne pas être Robert, une fois mariés, c’est-à-dire trompés par leurs femmes.
On dit, dans le canton de Bain, d’une femme qui a la coiffe inclinée de côté sur la tête qu'elle puzgne! un veuf.
À Bruz, quand une fille a son châle de
- travers, on dit également qu'elle gurgne un veuf.