LES ORPHELINS
Une mère est morte : elle avait trois petits enfants aimés de tout son cœur. Ah ! le plus petit crie et pleure si fort, il c rie et pleure si fort !
L'aîuédit au plus jeune : — Nous trois petits enfants, allons à la recherche de notre mère.
Quand ils arrivèreutaucimetiére, sur la tombe de leur mère: — notre mère lendremeut aimée, si nous pouvions seulement être près de vous !
■ " Être près de moi, cela ne se peut, mes trois enfants si chéris, mes jambes sont si lourdement chargées de la terre pesante.
Et il vint un ange du ciel, et il apporta à la mère une chaise sur laquelle elle s'assit pour donnera ses enfants une dernière leçon :
— Quand vous passerez près des gens, ôtez votre chapeau, et si l'on vous demande qui vous a appris cela, dites : « C'est notre mère qui est dans la tombe. »
Cette légende n'est pas restée enfermée dans des idiomes d'origine commune, elle a passé aux langues néo-latines. M. Al. Favier a bien voila me communiquer une ballade recueillie par lui dans le départe-» ment du Nord , que je crois devoir donner ici :