LES ÉMIGRANTS
Nous vendons nos maisons et nos champs pour une petite somme d'argent, pour aller en Amérique, dans une autre parlie du monde.
On ne peut plus rester ici car les juifs et les notaires ont la meilleure partie de tout.
Aussitôt que nous arrivons à Metz la ville forte, nous allons chez M. le Préfet pour lui porter nos papiers.
-- Monsieur le Préfet, monsieur le Préfet, nous avons une demande à vous faire, c'est de signer notre passeport pour l'Amérique.
— Pourquoi sortir de France, risquer votre vie pour aller en Amérique?
— On ne peut plus rester ici, car les juifs et les notaires ont la meilleure partie de tout.
Aussitôt arrivé s au Havre, nous écrivons chez nous que nous avons déjà appris le moyen de faire notre bonheur.
Aussitôt arrivés en Amérique, oui, en Amérique avec guirlandes et drapeaux on vient nous saluer.
Wir verkaufen Haiiser und Gùter um ein geringes Geld, um in Amerika zu reisen in ein ander Theil der Welt.
Hier kann mann nicht mehr sein, denn die luden und die Notairen haben den besten Theil.
Sogleich wir noch Metze komen in die beste Stadt, sogehen wir zum Herr Préfet, und legen die Schriften ab.
« Herr Préfet, Herr Préfet, wir haben eine Bitte an euch, den Pass zu unterschreiben um in Amerika zu gehen. :»
« Was ist den die Ursache dass ihr aus Franckreich gehteuer leben zu reskiren um in Amerika zu gehen ? »
« Hiehrkann mann nicht sein, den die luden und die Notait en die haben den besten Theil. »
CHANTS ALLEMANDS DB LA LORRAINE i53
Sogleich dann wir mach Haberen komen so schreiben wir zurûck : wir haben schon erfahren wir machen unser Gli]ick.
Sogleich wir iD Amerika kommen in das Amerika mit Granzer und mit Fahnenholen aie uns hôflich ab.
Le chant suivant pourrait bien avoir eu son point de départ dans un chant connu en Allemagne, et commençant ainsi :
Zu Strassburg auf der Schanz, Da ging mein Trauren an. ..