‹ Folk-loreChapitre 27 sur 36 · LES ORPHELINS · texte numérisé non relu

LES ORPHELINS

Est morte la mère de trois petits enfants chéris. Le plus petit crie et pleure si fort! il crie et pleure si fort!

L*aîné dit au plus jeune : — Nous trois petits enGsints, nous voulons aller au loin à la recherche de notre mère.

Quand Us arrivèrent au cimetière, sur la tombe de leur mère : — ma mère, ma mère ardemment aimée, si nous pouvions seulement être auprès de vous i

— Être auprès de moi^ cela ne se peut, mes trois enfonts chéris; mes jamlaes sont si lourdement chargées de cette tene pesante l

U vint un ange du ciel ; il apporta un siège pour la mère sur lequel elle s'assit pour donner une dernière leçon à ses enfants.

— Quand vous passerez à côté des gens, ôtez votre chapeaa; si Ton vous demande qui vous a appris cela, répondez : C'est notre mère qui est dans la tombe.

Es istein Mutter gestorben

Von drei Herzijindelein ;

Ei das kleinste, ei das schreit und weint so sehri

£i das schreit und weint so sehr.

Der âltste zu den jungsten sprach :

— Wir drei Herzkindelein, Wir wollen aUe drei auswandem gehn Unser Mutter suchen gehn.

CQAIfTS ALLEMANDS DE LA LORRAINE 155

Ja -wie sie auf den Kirchhof kam'n Wol auf ihr Multer Grab :

— Ach I mein Mutter, herzallerliebste Mutter mein, Kônnten wir euren bei euch sein!

— Bei mir zu sein das kan nicht sein, Meiii drei UerzkindeleiD,

Meine Beincher sein so schwer bdaden Ei von solcher schwerer Erd.

Es kommt ein Engel Tom Himmel herab, Und bracht der Mutter ein Stubl, Worauf siesich soll sitsen Fur ihr Kinder zu Lehren thun.

— Wenn ihr langst die Leutcher geht So thut eure Hullein ab,

Wenn sie euch fragen, wer euch dass gelemet hat : Unsre Mutter so tief in Grab.

La poésie populaire allemande ne craint point de s'occuper de pensées religieuses et d' idées philosophiques; en voici une preuve, qui appartient d'ailleurs à une inspiration plus élevée que les chants précédents :

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