‹ Folk-loreChapitre 28 sur 36 · LE MOURANT · texte numérisé non relu

LE MOURANT

Le sort n'épargne personne, la mort poursuit sceptres et couronnes. Néant, néant est le bonheur de ce monde, tout retourne au néant.

Le corps formé de terre retourne au lieu d'où il vient, Bichesse, génie et puissance, la nuit obscure recouvrira tout.

Les cèdres tombent comme les arbrisseaux, les roses se flétrissent comme les plantes sauvages. Tout passe sous le soleil, tout, excepté la vertu.

La mort t'appellera aussi, tu te décomposeras aussi dans le cercueil. Peut-être aujourd'hui sera-ce mon tour» peut-être demain ce sera le tien I

Bientôt la terre me recouvrira jusqu*à ce que la trompette me réveille; j'attendrai ce dernier jugement, j'espérerai Téternelle lumière.

Mais je ne demeurerai pas toujours dans la tombe, c'est ce que m'apprend la sainte croyance; l'âme reviendra animer mon corps ; que je suis heureux I

Pourquoi pleurer, vous amis et frères? nous nous reverrons au jour du jugement dernier; craignez Dieu à présent et ne craignez que lui.

Les larmes sont une preuve de tendresse, elles sont un instinct naturel; maintenant je ne vous demande qu'une chose; priez chaque jour, ahl priez pour moi.

Das Schicksal wird keinen verschonen ; Der Tod verfolgt Zepter und Kronen ; Eitel, eitel, ist zeitliches Gliick, Ailes, ailes, fàllt wieder zuriick.

Der Leib, von der Erde genommen, Kehrt dorthin, woher er gekommen ; Reichthum, Witz und glànzende Macht, Ailes decket diefinstereNacht.

Die Gedern verfaulen wie Stauden, Die Rosen verwelken wie Rauten, Ailes unter der Sonne vergeht, Nur die einz' ge, die Tugend, besteht.

Auch dich vird der Tod noch abfodern Auch du wirst im Grabe vermodern ; Haute war nun die Reihe an mir, Morgen ist sie vielleicht auch an dir.

Bald wird mich die Erde bedecken.

Bis mich die Posaunen aufwecken Ich erwarte das lezte Gericht.

Und verhoffe das ewige Licht.

Ich bleibe nicht ewig im Staube, Das lehrt mich der heilige Glaube ; Denn die Seele veriniget sich Mit dem Leibe, wie glucklich binich !

Was weinet ihr Freunde und Brûder ?

Wir sehen einander bald.wieder

CUANTS ALLEMANDS hù, LA LOlilUINE 157

An dem Tage des leizten Gerichts ; Fûrchtet Gott nur und fùrchtet sonst nichts.

Die Thranen sind Zeichen der Liebe Doch sind sie natùrliche Triebe ; Nur eum eines, um eines bitt* ich :

Betet taglich, ach l betet fur micb.

Voulons-nous passer à une inspiration moins sombre? Voici une petite pièce qui semble un écho de nos pastourelles.

U était une pauvre ûUe, elle filait sa quenouille» elle filait fin le fil, oui, oui, elle filait fin le fil.

Voilà qu'un monsieur passe à cheval, il vient prier la jeune fille:— Viens avec moi dans mon château, oui, oui, viens ayec moi dans mon château.

Je te ferai vêtir de soie et de velours, si tu me promets ta fidélité, oui, oui, si tu me promets ta fidélité.

— J'aime mieux filer, pour gagner mon pain, qu'être riche et mauvaise, oui, oui, qu'être riche et mauvaise.

Es war ein armes Mâdchen, Es spinnt auf seinem Râdchen, Es spinnt das Garn so fein ja, ja.

Es spinnt das Garn so fein.

Da kam ein Herr geritten, Er liess das Mâdchen bitten :

Geh mit mir auf mein Schloss, ja ja.

Geh mit mir auf mein Schloss.

Ich will dich lassen kleiden

In Sammet imd auch In Seide

Wenn du mir die Treue versprichst, ja, ja.

Wenn du mir die Treue versprichst.

i58 CHANTS ALLEMANDS DE LA LORRAINE

— Ich will ja lieber spinnen,

Um mein Brod zu gewmaeQ,

Als reich uad schlecht zu sein, Ja, ja«

Als reich und schlecht zu sein.

Le lecteur maintenant désire-t-il entendre une ballade, en voici une qui m'est arrivée des environs deSsrreguemines.

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