L'AMANT PARJURE
Henri était à côté de sa jeune épouse, une riche héritière des bords du Rhin, et les remords qui le tourmentaient ne le laissaient point s*endormir.
Minuit sonnait. Tout à coup une main blanche et froide passa k travers les rideaux. Qu'aperçut Henri? Sa Vilhelmine debout devant lui, enveloppée de son linceul.
— Ne tremble pas, dit-elle à voix basse, toi, jadis'mon bienaimé ; ne tremble pas, je ne parais pas devant toi en courroux, je ne maudis pas tes nouvelles amours.
Il est vrai que le chagrin a tout à coup abrégé ma vie, mais le Ciel m'a donné la force et fait échapper à Tenfer.
Pourquoi ai-je eu la faiblesse de croire à tes serments, de me confier à ton amour et à ta foi 1 pourquoi me suis-je laissé toucher par des paroles qui n'étaient que des flatteries!
Ne pleure pas, car un monde comme celui-ci ne mérite pas les pleurs que tu verses ; ne pleure pas et serre dans tes bras la bien-aimée que tu as demandée pour femme.
Adieu, vis sans chagrin jusqu'à ce que tu paraisses devant le tribunal de Dieu, où tu auras à rendre compte d'avoir pu de la sorte me mépriser.
— Tu veux une victime, cria trois fois Henri; et il s'élança de son lit, et exécuta ce qu'il méditait depuis longtemps : un suicide.
Elle trouva grâce devant Dieu» mais lui fut perdu sans retour, comme un démon, conmie un monstre erre son esprit à l'heure de minuit.
Heinrich schliêf ber seiner Neuvermâhltexi, einer reicher
Erbin an dem Rhein : Schlangenbissen die den falschen qualten, liessen ihn nicht ruhig schlafeu ein.
Zwôlfe sckugs... da drang durch die Gardine plôtzlich eine kalte weitze Hand : Was erblickH er ? seine Wilhelmine, die im Sterbekleide vor ihm stand.
— Bebe nicht ! spracb sie mit leiser Stimme, eh ! mafs mein Geliebter, bebe nicht I Ich erscheine nicht vordir im Grimme, deiner neuen Liebe fluch' ich nicht.
Zwarder Eummerhat meinjunges Leben ; liebster Heinrich 1 plôtzlich abgekùrtzt, doch der Himmei bat mir Kraft gegeben, dass ich mir zur Hôlle nicht gestiirtzt.
Warum traut I ich, Schwache I deinen Schwiiren, haute fest auf deine Lieb und Treu' ? Warum liess ich mich durch Worte rùhren ? war es doc nur blosse Schmeichelei.
Weine nicht, denn eine Welt wie dièse, ist der Thranen, die duweinst, nicht werth, weine nicht und deine Lieb^ um schliesse, die du zum Weib* hast begehrt.
Lebe wohl I Frei von Bekummernissen, bis du einst von Gotten Thron virst stehen, wo du Rechenschaft wirst geben miissen, dass du mich hier kotintest so verschmâhen.
— Opfer wilst du ? zwar das Opfer briillte, dreimal. Heinrich l Und in dieser Nacht sprang er auf vom Lager and erfdllte, — das, was Sebstmord in ihm hat erdacht.
Gnade fand sie ach ! ihr Ungetreuer war verlohren ohne Widerkehr, als ein Teufel, als ein Ungeheuer, irrt sein Geist um Mitternacht umher.
De la ballade passons à la légende. Celle qui est intitulée la Fiancée hongroise est très connue dans la partie allemande du département de la Moselle. Jadis les chanteurs ambulants la redisaient en montrant sur une grande toile grossièrement peinte les diverses scènes qui en font le sujet.