‹ Fonctionnement d'un sanatorium privé type aux États-Unis: Le "Trudeau Sanatorium"Chapitre 17 sur 22 · K PRINCIPALES ÉPREUVES · texte numérisé non relu

K PRINCIPALES ÉPREUVES

A. — Réaction à la tuberculine intradermique

Cette épreuve est faite obligatoirement à tous les entrants.

Elle a été choisie de préférence à toute autre tuberculino-réaction, comme de dosage exact facile.

Les injections sont faites toujours au même point : l’avant-bras, et d’une même quantité de la même tuberculine (1/10 de ce. de tuberculine AT) ; et dans les plans supérieurs du derme, de façon que le biseau de l’aiguille reste visible sous la peau.

Pour les injections suivantes, on multiplie chaque fois par 10 la quantité de tuberculine injectée ; et on les pratique deux fois par semaine jusqu’à obtention d’un érythème de diamètre 0,20 X 0,20 mesurés vingt-quatre et quarante-huit heures après l’injection.

Les résultats sont rigoureusement portés sur une carte spéciale : dates, doses, dimensions des 2 éry-. thèmes de vingt-quatre et de quarante-huit heures et qualité de l’injection témoin de bouillon glycériné.

OM cE

La première dose à employer est 1/100.000 de mmgr. La dose nécessaire pour l'obtention de l'érythème 0,20 X 0,20 mesure la sensibilité du sujet.

En 1916, le Dr Heise, résident actuel, a conclu d’une expérimentation portant sur 200 cas que : la quantité de tuberculine nécessaire pour l’érythème de 0,20 n’a pas de relation définie avec le stade de la maladie et que la réaction positive ne prouve pas autre chose qu’une infection antérieure.

B. — Réaction à la tuberculine sous-cutanée

Elle est tentée surtout dans les cas où les rayons X donnent une réponse négative ou ne montrent de marbrures qu’au-dessus des clavicules, ou ceux dont les signes physiques sont négatifs ou consistent seulement en râles fins au-dessus des clavicules.

Règles à suivre. — Le jour de l'injection, le malade ne doit pas faire d’exercice. Il reste au lit jusqu’à 4 heures obligatoirement, et il ne lui est permis de se lever que si la température n'a pas augmenté. Il y demeure jusqu’à ce que la température soit redevenue normale pendant trois jours de suite.

On ne fait pas en même temps la tuberculine

intradermique.

Les deux jours précédent l'épreuve, le jour de

l'épreuve et les jours suivants, jusqu'à ce que tout soit redevenu normal, le malade inscrit, sur un carnet spécial à destination de la statistique, son pouls,

"60 sa température, toutes les deux heures et tous les symptômes qu’il éprouve.

Les injeclions sont données une fois par semaine avec la progression suivante :

sinj.: 0,1 cc. d'une sol. de tuberculine AT à 0,001 par cc. 2° — 0,1

0,01 3e — 0,3 — - 4 — 0,5 — 5° — 0,1 = +2 Ge — or —

Les réactions doivent être rapportées au médecin résident avec un comple rendu exact de la gravité des symptômes. Aussitôt que le malade déclare réagir, le médecin assistant en charge est averti. Il

vient procéder à l'examen du thorax pour rechercher une réaction focale.

Examens effectués. — Après l'injection.

1° Examens du thorax. — 1) Initial ;

2) Vingt-quatre heures après. Ces deux examens sont suflisants s’il n'y a pas de réaction focale.

3) Hebdomadaire, s'il y a une réaction de foyer et jusqu’à sa disparition.

2° Hadiologie. — Après le premier examen du thorax.

Chaque semaine s’il y a réaction focale.

3° Déviation du complément. — Prise de sang après le premier examen du thorax ;

4° Examen d'urines. — Après le premier examen du thorax ;

FRS QT Dee

90 Examen des crachats. — Concentrés après le premier examen du thorax.

S'ils sont négatifs: recommencer deux fois les crachats concentrés. S'ils sont positifs : faire des analyses journalières jusqu’à ce qu'ils soient redevenus négatifs (au moins sept jours de suite).

Les symptômes sont consignés en détail et inscrits par le malade sur sa feuille journalière : symptômes locaux, constitutionnels, température, pouls.

Conclusions. -— Les conclusions tirées par le D: Brown d’une analyse portant sur 324 cas, dans une expérience de vingt-quatre années, sont les suivantes :

Quand la réaction est positive elle prouve seulement l'infection tuberculeuse. Cependant, quand elle s'accompagne de changements cliniques définis ou, plus sûrement encore, de réactions focales aux rayons X, elle indique que la lésion est plus accessible aux troubles circulatoires et probablement moins fermement cicatrisée, donc susceptible d’amélioration par un stage au Sanatorium.

Page 1