LL FEES
ment précis sur la qualité du mari. Mais cela ne nous autorise pas à affirmer qu’il est le seul responsable de la stérilité du ménage ; nous ne pourrons le faire que lorsque l’exploration complète de l’appareil génital de la femme n’aura rien révélé d’anormal.
Signalons au passage que l’on ne doit jamais dire à un malade qu’il est totalement azoospermique, même si l’examen après centrifugation n’a montré aucun spermatozoïde. On lui dira simplement : « Cela ne va pas très bien, il y a peu de spermatozoïdes, ils sont peu mobiles, etc. ». Il importe, en effet, pour conserver l’harmonie du ménage, de ne pas détruire le prestige du mari.
La règle fondamentale adoptée à la Consultation est l’examen quasi-obligatoire des deux conjoints, et la pratique systématique de l’examen de sperme dès les premiers temps des explorations.
En effet, le facteur masculin a une importance capitale dans la stérilité. Nous n’en voulons pour preuve que les chiffres que nous avons tirés de l’étude des observations recueillies dans le service pendant l’année 1943.
Sur 150 couples examinés, 38 fois l’origine masculine est certaine ; des examens de sperme répétés ont révélé une azoospermie totale.
Dix fois, elle semblait très probable en raison d’une forte oligo-asthénospermie.
Ces chiffres nous montrent que 33 % des stérilités conjugales sont d’origine masculine. Cette proportion est assez appréciable pour justifier l’examen systématique du conjoint: dès le début des recherches.
Po RES MN IT. — CHEZ LA CONJOINTE