DS PAR TES
Les oligospermies (moins de 60 spermatozoïdes par champ) :
a) Par lésion épididymaire : oligospermie accentuée ; troubles de la mobilité ; élimination massive de cellules épithéliales. Pronostic mauvais.
b) Par trouble de la spermiogénèse : oligospermie accentuée ; augmentation du pourcentage de spermatozoïdes anormaux ; nombre de cellules de la lignée faible (processus atrophique étendu). Pronostic mauvais.
c) Avec signes de régénération : oligospermie moyenne ; spermatozoïdes anormaux dépassant 20 % ; nombreuses cellules de la lignée (lésion limitée ; signes de régénération). Pronostic assez bon. cé
Les asthénospermies sans oligospermie :
a) Asthénospermie avec pyospermie : pourcentage plus ou moins élevé de spermatozoïdes peu mobiles ou immobiles ; pourcentage élevé de leucocytes et de cellules épithéliales. Pronostic assez bon.
b) Asthénospermie sans pyospermie : Vérifier la viscosité, la température. Pronostic assez bon.
Pour donner une idée de la fréquence des affections à l’origine des anomalies du sperme, voici ce que nous avons relevé dans les observations de l’année 1943 :
38 fois 1l s’agissait d’azoospermie totale. L’étude des antécédants et l’examen ont montré :
19 cas d’orchite (15 orchites gonococciques, deux orchites ourliennes, une orchite tuberculeuse, une orchite traumatique) ;
Troïs cas d’ectopie testiculaire double.
Trois cas de hernie double ;
Trois cas de varicocèle ;:
Deux cas d’ectopie unilatérale ;
Un cas d’hydrocèle bilatéral ;
Sept cas d’azoospermie sans cause décelable.
PA
À, l’origine de la stérilité masculine, une cause prédomine nettement, l’orchite gonococcique responsable une fois sur trois. Il s’agit toujours de lésions chroniques qui ont entraîné l’azoospermie, soit par oblitération des voies excrétrices, soit par trouble de la spermiogénèse, ce dernier phénomène étant parfois secondaire au premier.
Puis nous trouvons, avec une fréquence sensiblement égale, les malformations congénitales ou acquises.
Enfin, un nombre important d’azoospermies (un quart à un cinquième) restent inexplicables malgré un interrogatoire et un examen rigoureux.
Notons, en passant, qu’il est fréquent de ne trouver qu’une lésion unilatérale dans une azoospermie complète.