‹ Fontainebleau (volume 3)Chapitre 123 sur 131 · Taixe, La Fontaine et ses Fables, p · texte numérisé non relu

Taixe, La Fontaine et ses Fables, p

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Aussi Doumic a en peut-être tort d'attacher de Yimfot' tance à la déclaration de Perrault, qui n'est, aa fonli | ^' qu'une boutade ou mieui, qu'un simple jeu d'esprit :

Il (La Fontaine) n a Jamais dit ce qu*il pensait, n'a jamais {aH ce qu'il voulait faire*.

S'il est clair que la sincérité du fabuliste ne soit douteuse — je ne répéterai pas encore ce que j'ai si souvent dit — j'admettrai volontiers que la deuxième proposition de Perraidt est à moitié juste : non, il n'a pas toujours échoué dans les poursuites de ses désirs, mais il y a échoué assez souvent. C'est un impulsif et nn faible qui dédaig^ne Teffort et qui ne « veut » que lorsqu'il y a plaisir k vouloir. U a voulu faire des fables, des contes et des pièces de théâtre parce que cela l'amusait.

Taine n'est pas loin de la vérité lorsqu'il affirme quily a deux « moi » en La Fontaine : l'un se révèle à nous d'ordinaire, l'autre est resté impénétrable ; « rien n'eût pu l'asservir- ». Ce dernier jugement ne peut être reconnu comme exact que si on l'apprécie d'un point de vue purement fictif. En fait, la conclusion de Taine n'acquiert quelque valeur que si on la fait suivre d'explications et (le restrictions que cet auteur, n'avait pas soupçonnéeîî ou qu'il avait méconnues.

Nous avons distingué deux principaux philosophes ou deux hommes dans La Fontaine, mais nous aurions bien pu en trouver un troisième ou un quatrième, si nous l'avions voulu. Il est « changeant et ondoyant ». Mais, quel que soit le nombre de personnalités que Ton puisse

1. Perrault, cité d'après Doumic : Histoire de la Langue et de la Litlérature françaises : — Petit de Jullrville, article La Fontaine,

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