T. IX, p. 232 : Lettre à sa femme
4i JEAN DE LA FONTAINE
Le merveilleux château de Richelieu possède, dans son musée, un bois de cerf ancien et gigantesque ; il ne peut dater que des « patriarches » ; il n'aurait même pu contenir dans « l'arche* ». Tous les corps de bâtiment de la ville de Richelieu lui rappellent, à cause de leur uniformité, la place Royale, qui est aujourd'hui la place des Vosges-. Enfin nous notons chez la Fontaine des associations d'idées, d'ordre plus abstrait, mais qui sont toujours évoquées par analogie : l'avarice s'associe avec l'ignorance, parce que l'avare est un ignorant^. La nécessité, le besoin stimule l'homme et le rend ingénieux, c'est-à-dire l'instruit et l'éduque ; aussi le besoin est-il un « Docteur en stratagèmes'* ».
Les associations d'idée^, en rapport avec les sens de l'ouïe, do l'odorat et du toucher, sont rares chez La Fontaine. Elles ont surtout un caractère abstrait.
Citons-en quelques exemples :
Les hommes aiment à se flatter et à se louanger mutuellement. Pourquoi cela? parce que la louange est un nectar dont nous enivrons tous les dieux de la terre ^. Les pleurs qui constituent, en général, la réponse, la réaction à une peine, deviennent à leur tour « le nectar do la pénitence^* ».
Le toucher lui fournit également quelques associations par analogie, assez heureuses. Au propre comme au