T. IX, p. 251 et suiv. : Lettre à sa femme
aucune considération morale ou philosophique. Il a tout simplement vu « du laid » ; cela suffit pour que son estomac se révolte, pour que sa sensibilité en pâtisse, pour qu'il éprouve, en quelque sorte, une « nausée » d'ordre artistique.
Lorsque Tintègre et sévère Colbert lui octroie une condamnation, parce que, soi-disant, il a usurpé le titre de « gentilhomme », il se trouve dans une grande consternation. Il ne peut pas admettre qu'on l'accuse de la sorte. Que va-t-il faire? Rien tout d'abord, car il est trop peiné. Il souflFriraen silence le malheur qui le frappe. Toutes ses actions quotidiennes seront empoisonnées par cette fâcheuse histoire. Mais à un moment donné on le menace de lui exproprier tous ses biens s'il se refuse à payer son amende. Il va se placer, dès ce jour, sous la protection du duc de Bouillon :
Je vous arrête à d*étranges propos, ^'en accusez que ma raison troublée, Sous le chagrin mon âme est accablée, L'excès du mal m'ôte tout jugement*.
Il continue ainsi à se plaindre sur ce ton douloureux, en suppliant son protecteur de lui venir en aide, car sans cela il ne lui reste plus qu'une issue : se rendre à Thôpital avec sa famille. N'éprouve-t-il pas aussi une émotion intense lorsqu'il approche du château de Richelieu? lise remémore aussitôt l'oeuvre gigantesque accomplie par le cardinal. Il ne se gêne pas pour dire avec juste raison que ce cardinal tiendra plus de place dans l'histoire que « trente papes ». Aussi la grande allée du milieu, qui conduit au