T. IX, p. 225 et suiv. : Lettre au duc de Bouillon
château, lui semble-t-elle plus longue qu elle n'est en réalité, tant il est impatient de visiter le château ^
A Amboise, en face de la prison de Foucquet, il reste (jurant des heures debout, muet et mélancolique, évoquant les souvenirs qui se rattachent à cet infortuné protecteur des lettres et des sciences. Il est là, cloué, en quelque sorte, devant la prison où séjourna le surintendant :
Sans la nuit on n'eût jamais pu m'urracherde là^.
Laissons là, pour un instant, les émotions pénibles, et voyons comment La Fontaine se comporte dans Fémotion agréable et joyeuse.
Le contact des femmes et tout ce qui s'ensuit portent son émotivitéà son maximum. Nous savons déjà qu'il n'est pas un mari fidèle, qu'il se plaît à changer la forme et la nature de ses plaisirs. Un beau jour, sa digne épouse le surprend, flagrante deliclo, avec l'abbesse de Mouzon. Il n'est pas besoin de dire qu'il ne s'attendait pas à une telle surprise. Comment va-t-il faire? Il prend au plus vite son chapeau, tire une grande révérence à son épouse et sort, laissant là les deux femmes, c'est-à-dire aux prises avec la difficulté. Est-ce pour lui qu'il a écrit : ... et puis...
S'en démêle qui pourra?
A quelque âge qu'on le prenne, il est toujours amoureux. 11 aime à consacrer aux femmes le meilleur de son temps. Avec elles il est presque toujours gai et enjoué. En revanche, la femme lui a fait éprouver les passions les plus intenses et les plus délicates.