T. m, p. 168 : Epilogue au livre XI des Fables
2. T. 11, p. 309 : liv. VIU, fable XIX, V Avantage de la Science.
SA PHILOSOPHIE li9
sage et grand, Thomme que la foule croyait «irraisonnable» et irresponsable ^
Il y a des brebis galeuses dans la science comme partout ailleurs. Nous savons que Jean a flétri, comme il convenait, les faux savants et les rhéteurs.
Il n'aime pas plus les « vendeurs » de sophismes que les pédants «de collèges ». Il nous engage à mépriser tous ces «faiseurs» qui vendent Terreur et la bêtise. Le faux savant est bouffi d'orgueil, parle de tout ce qu'il ne sait pas ; il croit connaître à fond son prochain, et il s'ignore lui-même. Le sot, le pédant de la science est nuisible au progrès et à la société.
Un sot plein de savoir est plus sot qu'un autre homme 2.
Et La Fontaine en vient maintenant aux faux systèmes qui« révoltent le cœuretla raison », qui replongent Tesprit dans les ténèbres. Il n'est rien de plus pernicieux que ces fausses doctrines, parce qu'elles peuvent nous enlever à tout jamais le bon sens et la raison.
Il nous en cite trois à titre d'exemple et de moralité :
C'est ainsi que plus d'un naturaliste a faussement
cru que les « esprits nitreux » d'un « ferment prétendu »
avaient la propriété de faire croître les eaux du Nil^. Il