‹ Fontainebleau (volume 3)Chapitre 92 sur 131 · T. IX, p. 80, déjà cité ; Êpilaphe d'un paresseux · texte numérisé non relu

T. IX, p. 80, déjà cité ; Êpilaphe d'un paresseux

n'est pas aussi paresseux qu'il veut bien le dire, puisque ses œuvres sont là qui témoignent de son labeur. La « paresse » dont il parle se rapporte, sans aucun doute, à Tinsouciance qu'il a toujours montrée envers la vie pratique. 11 s'est fait constamment héberger et nourrir par de bons amis, parce qu'il n'a jamais soupçonné qu'il y a quelque joie et quelque mérite à vivre en travaillant; il est resté durant toute sa vie un esprit chimérique et rêveur.

En attendant, il sait fort bien, par expérience, quels sont les états d*âme qui peuvent assiéger et subjuguer le coureur de femmes. II nous parle bienveillamment de toutes les angoisses, de toutes les (( diableries » qui le persécutent, dès que quelque Philis, quand ce n'est pas une Jeanneton, se montre sourde à ses compliments ou à ses propositions :

Est-il tourment égal ' ?

Dans ces pénibles moments, Ton se pendrait pour moins de deux ducats. La fureur, la rage, le fer et le poison, tout est bon, tout est efficace pour se tirer d'un pas si malheureux, d'un désespoir si grand.

Lui qui aime tant le mariage pour autrui se prend à regretter souvent de n'être pas un « citoyen » du pays turc. Là, au moins, tout est bien, tout est galant et gracieux, Ton y peut assouvir à son aise ses passions et ses voluptés, car sous la règle du Coran :

Chagrin jamais, jamais dame sauvage^.

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