CHAPITRE IV
Louis XIII avait vu le jour à Fontainebleau : il y avait été baptisé. Une partie de son règne s'y passa. Au soin d'achever la chapelle, et les ouvrages hydrauliques de Francine, commencés par son père, se joignit la mise en état des parties des appartements du Roi et de la Reine qui donnent sur le jardin de Diane. La description de celles qui donnent sur la cour Ovale est achevée. C'est le moment de décrire le reste.
La première pièce qui se présente au sortir de la chambre de Saint- Louis, est la salle du Conseil, dont le plafond paraît avoir été accommodé à cette époque. Il se compose de neuf caissons en saillie, auquel ne s'ajoutait pas encore celui du demi-rond sur le jardin. Comment cette forme de caisson, qui n'est certainement pas de Henri IV, a-t-elle pu être disposée sans eftacer des peintures plus anciennes, dont Guilbert donne la description, je ne sais. Peut-être cet auteur s'est-il trompé sur la date de ces peintures. Deux de ces caissons portent les chiflFres de Louis XIV, dont on les pourvut peu après.
Dans la suite de pièces que nous abordons, ce stjle de plafonds divi-
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ses, par des poutres extrêmement saillantes, en compartiments inégaux, qu'on ornait le plus souvent de sculpture de fort relief, fait en quelque sorte le fil conducteur de leur premier aménagement. Cette salle, qui fai-
Cliché Neurdein.
Porte de la chambre du Roi.
sait en ce temps-là le premier cabinet du Roi, ouvre directement sur la chambre, couverte d'un pareil plafond.
Napoléon en fit sa salle du Trône. Les rois n'en avaient qu'à Versailles, Tout le fond de décoration de cette pièce remonte au temps de son ancien usage.
Le plafond est ce qu'elle a de plus ancien. Il ne se composait à l'ori-
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gine que du principal corps de menuiserie, formé d"un grand compartiment d'où pend en son milieu une couronne royale, et orné de guirlandes de fleurs et de feuillages, avec les armes de France et de Navarre et l'aigle de la maison d'Autriche. On y a joint plus tard le plafond de l'alcôve, en demi-dôme fleurdelisé, dont le fond autrefois était d'azur accompagné de chaque côté d'un grand chiffre de Louis XIV. La saillie de tous ces morceaux est énorme, et leur exécution parfaite : ce qui fait, dans un genre qui ne va pas sans lourdeur, des beautés de premier ordre pourtant.
Cette chambre était d'abord autrement disposée. Le lit y faisait face aux fenêtres, et la cheminée se trouvait du côté du trône. C'est ainsi qu'elle est représentée dans une des pièces de tapisserie de l'Histoire du Roi qui montre le cardinal Chigi faisant réparation au nom du Pape à Louis XIV pour les insultes reçues par notre ambassadeur. Sur la cheminée ainsi placée était une Flore d'Ambroise Dubois. Louis XIV fit d'abord placer le lambris d'en face des fenêtres, et décorer les portes de ce côté comme nous les voyons. Puis en 171 3 on mit entre ces portes la cheminée surmontée de la devise de Louis XIII, une massue, avec ces mots : « Frit hœc qtioqite cognita tnonstris. Les monstres apprendront à la connaître aussi. » Alors sans doute fut placé en cet endroit le portrait de Louis XIII par Philippe de Champaigne, dont une copie moderne tient la place. Napoléon depuis y avait mis le sien, la Restauration celui de Louis XV ; Louis-Philippe rétablit cette copie.
Les portes à droite et à gauche sont dans le plus beau style de Ver- Siiilles. Elles ont des trophées sur les corniches, et sur les vantaux des armes en bas-relief d'une parfaite exécution. Au-dessus de ces portes se voient deux médaillons. Dans l'un est une main armée d'une massue qui menace une hydre à sept têtes, signifiant la guerre que Louis XIII avait menée contre l'hérésie ; dans l'autre est un autel sur lequel brûle un taureau au-dessous d'un soleil, représentant la naissance du dauphin Louis XIV. Ce dernier sujet, disposé de même, avait servi pour un jeton gravé au commandement du roi à cette occasion, et où se lisait cette inscription « Phœbus nascittir et taiinis accessit ad aras. Le soleil se lève et le taureau vient au sacrifice. »
Tout le côté du lambris vers la salle du Conseil est encore moins ancien que-cette partie. Il ne remonte qu'au règne de Louis XV, et les sculptures qu'il offre sont du stjle de Verbreck et de Rousseau. La massue de Louis XIII s")- montre, excellemment exécutée, et des lis naturels s'\ mêlent aux ornements. Le tout, doré d'ors difi^érents, compose avec le. reste un excellent ensemble. Ainsi cette chambre se présente comme une ma-
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tière à des comparaisons espacées sur cent ans de style décoratif. La cheminée date aussi de Louis XV ; elle a des bronzes ciselés du temps. Traversons sans nous arrêter le boudoir de Marie-Antoinette, et
Cabinet d'ébène du temps de Louis XIV, dans la salle du Bufiet.
entrons dans la chambre de la Reine. Même plafond de deu.x corps de menuiserie du même temps, encore plus magnifique peut-être. Une calotte ronde compose le principal, environnée de fleurs de lis dans la voussure et portée sur une guirlande saillante dont la sculpture est admirable. Aux quatre coins se voit le double écusson de France et de Navarre ; dans les caissons qui font les intervalles, sont huit enfants de ronde bosse,
sculptés dans la manière grâce et potelée du règne de Louis XIII. Ces enfants sont dorés, ainsi que les principales parties de ce plafond. Audessus de l'ancienne alcôve, le demi-dôme porte un cul-de-lampe en son milieu ; les fleurs de lis se détachent sur le fond d'azur conservé. Dans les caissons de part et d'autre sont les chiffres de Marie-Thérèse. La cheminée, refaite comme dans la chambre du Roi, date aussi du règne de Louis XV.
Un plafond du même genre que ceux qu'on vient de décrire régnait
cliché Neurduin.
Tapisseries des Saisons.
au-dessus du salon de musique, qui suit, avec les chiffres, conservés jusqu'à la fin, de Louis XIII et d'Anne d'Autriche.
A tous ces ornements de l'appartement royal fut joint longtemps, dans le vestibule qui précède la galerie de Diane, une décoration dont la perte ne peut être trop regrettée. C'était quatre panneaux d'arabesques représentant les quatre Eléments, peints par Vouet dans son meilleur stj-le. Les cartouches étaient octogones ; des Satyres et des Termes les accompagnaient, au milieu de l'attirail ordinaire de ces sortes de décoration. Le plafond était aussi de ce peintre. Le sujet au milieu représentait Tithon enlevé par l'Aurore. Des estampes de Dorigny, qui retracent la partie d'arabesques, servent à les faire regretter davantage.
Enfin à l'autre bout de ces appartements, passé la chambre de Saint-
Louis, le Buffet et la salle des (iardes furent décorés à neuf. Sur la cheminée de la première, Jean Dubois avait peint une Renommée, et la salle des Gardes eut le plafond que nous voyons, avec plusieurs ornements en partie repeints, en partie effacés par la dernière restauration.
Tel fut l'appartement royal depuis la fin du règne de Louis XIIL jusqu'à la Révolution. Pendant un siècle et demi la destination n'en devait pas être changée, et le fond des ornements resta.
Antichambre des Reines-Mcres.
Quand Marie-Thérèse eut succédé à Anne d'Autriche dans cette partie du château, celle-ci fit son logis de l'appartement des Poêles, qui depuis Catherine de Médicis seml)lait affecté à l'usage des reines-mères. J'ai dit un mot dans ce qui précède, des changements qu'on y fit alors.
Ces changements sont surtout remarquables en ce qui concerne l'ancienne chambre de Henri II, qu'on arrangea au goût moderne. Rien n'a suV)sisté de cette restauration, depuis qu'en abattant le pavillon des Poêles on en anéantit jusqu'au souvenir. Cette chambre, depuis nommée Grand Cabinet, eut des arabesques de Cotelle, et des paysages de Mauperché, peints en 1664. Elle était précédée, venantdu Fer-à-Cheval, de trois pièces
qui en font quatre aujourd'hui, par l'effet d'une séparation opérée dans la première, probablement lors de l'installation du pape. Pie VII y logea de 1812 à 18 14, et c'est surtout sous le nom d'appartement du Pape qu'on les présente aux visiteurs.
Les deux premières pièces faisaient la salle des Gardes, ornée d'un plafond d'Errard. Celle qu'on trouve d'abord, longtemps fournie d'un meuble et d'un papier de tenture misérables, a vu recouvrir récemment celle-ci d'une pièce de tapisserie des Chasses royales d'Oudry, d'un dessus-de-portes de fleurs de Fontena)', d'une Bacchanale de Xoël Halle, d'une Vénus chez Vulcain de Natoire, et d'une Toilette d'Herminie de Restout. La seconde pièce n'a de remarquable qu'un meuble de Beauvais du temps de Louis XVI fort beau, et une commode du même temps.
L'antichambre qui suit se distingue aux regards de l'antiquaire par le plafond de Philibert Delorme dont j'ai parlé. Les murs en sont tendus de tapisseries admirables, de la série des Triomphes refaite par Noël Covpel pour les Gobelins. Au mur du fond est la pièce des Muses répétée deux fois ; sur les autres parties de la muraille, celles de Vénus, de Bacchus et de Minerve, celle-ci coupée en trois morceaux. On a meublé cette antichambre d'un autre meuble de Beauvais aussi beau que le précédent, et d'un tapis de la Savonnerie fait sous l'Empire à l'imitation des anciens.
La chambre d'Anne d'Autriche vient ensuite. Sa décoration conservée offre un parfait échantillon de l'art des premiers temps de Louis XIV, tel qu'il se développait sous l'influence des ornemanistes Lepautre et de Jean Marot. L'ornement le plus original de cette pièce consiste dans sept montants d'arabesques peintes sur les murailles par Cotelle, auxt[u,els répondent dans le plafond, un motif central, quatre ronds et deux rectangles. Ces arabesques mêlées de figures légères et dont l'invention ingénieuse, délicate et variée enchante, ont malheureusement été repeintes avec beaucoup de maladresse. Les vantaux des deux portes ont au droit et au revers des peintures du même genre faites par le même artiste.
Au plafond les deux rectangles de reste sont ornés d'enfants de relief dorés. D'autres enfants et des guirlandes dorées accompagnent au-dessus des portes des cartouches octogones où se voient les reines Anne d'Autriche et Marie-Thérèse, toutes deux peintes par Gilbert De Sève. Au mur, des tapisseries de la même suite des Triomphes, signalée dans la pièce précédente, composent à tout cela un complément somptueux. La principale représente les Muses avec Apollon au milieu. De chaque côté
se voit le triomphe de .Mars répété en deux exemplaires, dans un état de conservation admirable.
Ce que cette chambre contient de meubles n'est pas une chose moins agréable. Le fond en est fourni par un meuble de Beauvais à paysages, qu'une table en bois doré du style de Lepautre, placée dans le milieu, relève magnifiquement. Face à la cheminée, une console du même style
Clichi Neurdcill.
Ancienne antichambre de la Reine.
supporte un coffret d'ivoire ancien d'un beau travail, La pendule de Boule placée sur la cheminée, est une des plus belles du château.
De cette chambre enfin on entrait dans le pavillon des Poêles détruit. Un salon où se trouve le portrait du pape Pie VII, d'après David, en mesure exactement la longueur. De ce salon, on passe dans le gros pavillon d'angle ajouté de ce côté sous Louis XV, et dont les chambres n'ont d'ornements que ceux qu'on y a placés de nos jours.
On remarquera que cet appartement conservait, en dépit de toutes les transformations, son caractère ancien d'isolement : n'ayant d'accès qu'à la galerie d'Ulysse, à celle de François I" et à la chapelle. De ce dernier côté il avait son entrée au haut du Fer-à-Cheval, dont les
dispositions actuelles font, comme j'ai dit, l'entrée principale du château.
Le perron que nous voyons en cet endroit y servait dès ce temps-là d'imposante préface. Il venaitde remplacer, en 1634, l'ancien Fer-à-Cheval de Philippe Delorme, et le prestige de la nouveauté s'ajoutait à l'originalité du plan et au mérite de l'architecture pour lui donner un grand renom.
Les vues pittoresques qu'Israël Sylvestre a gravées des voûtes qui le
Pavillon du Fer-à-Cheval, lilevé par le Primatice.
supportent, sont un indice de la vogue dont il jouit. Ces voûtes forment quatre arcades sous cet escalier. Des piliers à bossages les accompagnent, qui portentles vingt-quatre piédestaux de la balustrade, flanqués d'autant de consoles renversées d'un beau dessin. L'appui de cette balustrade est à jour, et ornée de sceptres et de caducées. Il y a deux rampes en symétrie, coupées d'un palier en leur milieu, et développées au-dessous de ce palier suivant une double courbe, au-dessus suivant un simple fer à cheval. Cette combinaison de lignes produit de face, par l'effet des raccourcis, un aspect des plus séduisants, que les jeux de la perspective varient à l'infini quand on se déplace. Il y a peu de morceaux qui, sans plus d'ornements, soient capables de donner tant de plaisir aux regards.
et Ton peut compter cet escalier au nombre des chefs-d'œuvre de l'architecture française. Longtemps, sur la foi de vraisemblances générales, on en a fait honneur à Lemercier. Des documents récemment publiés ont permis de le rendre à Jean Ducerceau, petit-flls du célèbre architecte graveur, et fils de Baptiste l'architecte du Pont-Neuf.
On ne peut douter que la porte d'entrée au haut de ce perron, n'ait été refaite alors. Un fronton coupé à enroulements, soutenu de deux consoles et chargé de trophées, entre lesquels, dans une niche, on a rétabli depuis
Escalier du Fer-.i-Cheval, par Jean Oucerceau.
le buste de Louis XIII, en fait le riche accompagnement. En 1639, un des plus excellents ouvriers dont l'art du bois se vante en France, Gobert, sculpta les vantaux de cette porte, que nous n'avons plus qu'en copie. On ne passe plus par cette entrée, mais par le grand escalier intérieur, édifié en 1684 par Louis XIV, et qui donne accès en même temps à la galerie de François I" et au vestibule du Fer-à-Cheval. Six portes, en comptant celle qui donne sur le perron, s'ouvrent sur ce vestibule. Deux sont l'ouvrage de Gobert, et font l'admiration de tous les visiteurs du château. Celle de la tribune de la chapelle a des chérubins, les autres des tètes qui, selon le devis ancien, représentent « la force et la terreur ». La saillie de ces sculptures est extrême et l'exécution aussi vigoureuse que savante. Le même Gobert en avait fait une autre pour l'entrée de l'ap-
partement de la Reine-Mère, laquelle est aujourd'hui perdue et remplacée par une copie de celle de la galerie. Il faut savoir que ces portes étaient mises en couleur et dorées, comme il ressort du compte de Nicolas Sainton, payé de cette besogne pour celle de la tribune.
Afin de ne point rompre l'éloge que méritent les talents de Gobert, nous passerons à celui d'un autre ouvrage de lui moins souvent célébré que ces portes, et qui pourtant n'a pas moins d'excellence. Je veux parler des magnifiques boiseries dont fut décorée en 1639 la chapelle Saint- .Saturnin.
Cliflié iNeunlein
Vestibule de la chapelle de la Sainte-Trinité au premier étage du château.
Elles font partie de toute une décoration, commandée à l'occasion et en reconnaissance de la naissance du dauphin, depuis Louis XIV. Vingtdeux pilastres toscans cannelés en composent la super1>e ordonnance ; sur les deux portes au fond de la chapelle sont des médaillons et des guirlandes, et sous les arcades d'autres beaux ornements. Tous les ornements peints qui se voient à la voûte, dessinés dans le style de grands cartouches à la mode depuis Henri IV, sont de Claude D'Hoej \
Un autre sculpteur moins inconnu, mais à qui il est vrai de dire que ses ouvrages de Fontainebleau font un plus grand honneur que les autres, Gilles Guérin, fut employé alors en deux endroits de ce château.
Sur la cour du Cheval-Blanc il décora l'horloge au haut de la tour à
gauche, d'ornements dont rien n'a subsisté. Mais nous avons encore ceux dont il fut chargé pour l'achèvement de l'entrée de la cour Ovale vers les Cuisines. Au-devant de la porte Dauphine, il sculpta en 1640 les deux majestueux Hermès, qui font l'admiration de tous les visiteurs. Ces morceaux sont exécutés av-ec une largeur singulière, et conçus dans une grandeur de style qui s'accorde admirablement aux bossages et aux masques du Primatice placés derrière.
A droite et à gauche de ces Hermès s'étendit une balustrade, sur les
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Chapelle Saint-Saturnin, les peintures de Claude d'Hoey, les boiseries de Gobert.
dés de laquelle sont des vases sculptés par Mathurin ïestu. Ainsi fut complétée cette décoration, qui n'a point changé jusqu'à nos jours.
Dans les premières années de sa majorité, on voit par les comptes de Louis XIV, que ce prince fit exécuter quelques statues pour le Parterre. De cette époque aussi bien datent les dernières transformations de cette partie des jardins.
Louis XIV fit ôter les ouvrages de Francine, et dessiner par Lenôtre la terrasse à quatre côtés qui sert aujourd'hui de promenade autour de ce parterre. Cette terrasse peut être regardée comme un rappel de celle que François I" avait d'abord élevée en cet endroit et qui, avant que la cour des Cuisines fût bâtie, allait des chapelles au pavillon de Sully.
Ainsi restaurée et accrue des quatre autres autour du parterre, elle fournit de ce côté des jardins sur les allées et les^verdures, un coup d'œil des plus heureux.
On descend de cette terrasse au Parterre par quatre escaliers de pierre
disposés au milieu de chacun de ses côtés. La statue du Tibre, qui faisait le milieu, fut remplacée par la pièce d'eau qu'on nomma le Pot-Bouillant, et s'en alla orner un bassin visible sur la terrasse du sud, au milieu d'un parterre plus petit, nommé parterre du Tibre. Le rocher qui portait le Pot-Bouillant fut enlevé en 1817.
Sur la terrasse vers le canal, subsistent quatre sphinx de grès commandés à Lespagnandel en 1 664 ; mais il ne reste plus trace de douze statues des Mois que sculptèrent à la même époque Tub}', Renaudin, les frères Mars\ , Lehongre et Poissant, ni de sept termes de ce dernier destinées aussi au Parterre. Tous ces ouvrages étaient en pierre.
A la tête du canal sous le parterre furent établies en outre les fameuses « Cascades », dont le bassin et le mur de fond subsistent seuls aujourd'hui. Ce mur. décoré de rustique coupé de pilastres de pierre et percé de voûtes et de niches, compose ce que l'on appelait en ce temps-là une grotte. Les Cascades, représentées dans vingt estampes anciennes, et qui faisaient sous Louis XIV une des beautés les plus populaires de Fontainebleau, ne survécurent pas à ce règne. En même temps le canal fut couvert de mille embarcations de plaisance d'un usage commun alors, et à quelques-unes desquelles, à Fontainebleau comme à Versailles, Louis XIV donna une grande magnificence.