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HISTOIRE DE L'ACAOtHIE PAR FOMTEIfEUS.
lu Hamel avait quille les fonclbns de élaïre en 4697. L'éclal des sciences, que jour plus grand, demandait pour s un plus brillant interprète, et Fouille lui succéda. Du Hamel, homme -savant, très-'laborieux , très^modeste, pelle encore, par son ton et par son 1, le temps ancien des sciences; Fonte* e, par son esfirit original, par sa penvive, par sa langue et surtout par son e français, en représente le temps nou- 1. Pour voir deux époques Irès-difféles, quoique très-voisines, il n'y a qu*à iparer VHistoire latine et VHistoire ^
içaise de l'Académie des sciences, du l
oelet Fontenelle. l
[ faut toujours revenir à Fontenelle pour 1 ,
rendre à parler des autres et de soi : ,,
u commencement de 1607, dit- il, ,
. du Hamel quitta la plume, ayant rerésenté à M. de Pontchartrain , chan-
celier de France, qu'il deveDait trop infiraie et qu'il avait besoin d'un successeur... Il serait, ajoute-*t-il , de mon intérêt de cacher ici le nom de celui qui osa prendre la place d'un tel homme; mais la reconnaissance que je lui dois de la bonté avec laquelle il m'agréa, et du soin qu'il prit de me former, ne le per- .
met pas \ »
En 1737, Fontenelle, âgé de quatreingts ans, et secrétaire de l'Académie dénis quaranie, sentit aussi, à son tour, le esoin de se retirer. Il écrivit donc au Carinal de Fleury pour demander de nouveau i vélérance^ qu'il avait déjà demandée sept ns auparavant.
« Il y ajustement sept ans, lui disail-il, que j'obtins de voire éminence son > agrément pour abdiquer la seule dignité
* Elôg^ de du Hamel.
» que j'aie en ce monde, celle de secré- » laire de l'Académie des sciences. Je me » rendis cependant aux instances que plu- » sieurs de ces Messieurs me firent pour • demeurer, quoiqu'il y entrât peut-être » du compliment. Sept années de plus A fortifient beaucoup les raisons que j'avais » en ce temps-là ; il s'en- faut bien que tout » le monde ait une tête à ne se démentir » jamais. Quelque différence qu'il y ait » entre la France et l'Académie, je vous » renouvelle ma très-humble prière, et » suis avec un très-profond respect, etc.'.»
Le Cardinal, qui avait ses raisons pour ne pas trouver qu'à quatre-vingts ans on fût vieux ', ne fit qu'une réponse évasive.
Fontenelle fut donc obligé de lui écrire une troisième fois encore, trois ans plus tard,
• Trublet, Mémoires pour servir à l'Histoire de la vie et des ouvrages de M- de Fontenelle.
* Il en avait alors lui-même soixante-seize. •
en 1740'; et cette fois-ci le Cardinal so rendit, nnais en faisant toujours ses réserves.
« Vous n'êtes, lui répondit-il, qu*un » paresseux et un libertin ; mais il faut de » l'indulgence pour ces sortes de carac- » tères... *
^ Fontenelle, ayant été nommé au commencement de 4697 et ne s'étant retiré qu'à la fin de 4740, a été secrétaire pendant quarante-quatre années, à peu près.
82 ÉLOGES DES ACADÉMIOIETO.