‹ Forbin de Solliés; ou, Le testament du roi René; pièce en deux actes, un épilogue, et en versChapitre 39 sur 52 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Lts Mkmes, moins LES ENVOYÉS

FORBIN, à Jeanne et au berger, à demi-voix.

Partez aussi.

LE ROI, vivement.

Non, non, laisse-les à genoux.

C'est la Provence, ces deux enfants, tout entière, Pour le bon vieux René, c'est mon peuple en prière. — Charles III, je suis bien content de toi, mon fils. Un de nos deux blasons porte les fleurs de lys ; Le lys est une fleur d'Évangile, et je l'aime. Le peuple comprend mieux une image, un emblème, Que de vains mots ; le peuple apprend tout par les yeux . Ma procession d'Aix est un jeu merveilleux

Puisqu'il conte au regard toute l'histoire sainte. L'art peut faire voir Dieu.

Jeanne 'pleure.

Quelle est donc cette plainte?

Ah! oui! c'est Jeanne et son berger; les amoureux!... Mes peuples prient pour moi qui tant priai pour eux...

Il se lève et appelle.

Jeanne!

Elle s'approche; et le roi, de ses deux doigts levés, effleure, comme pour une bénédiction, le front de la fillette.

Il est beau d'avoir Jeanne d'Arc pour marraine Allez en paix tous deux.

Sortent Jeanne et le berger.

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